Eklablog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog

L'alimentation

L'alimentation  
 

L’alimentation pour une personne diabétique correspond aux critères d’une alimentation équilibrée, c’est-à-dire à une alimentation recommandée pour la population en bonne santé.

Il est important de savoir qu’une alimentation bien adaptée aux besoins d’un diabétique de type 2 permet dans certaines situations de diminuer la médication, voire de la supprimer.

Les hydrates de carbone

Les termes hydrates de carbone ou glucides ou sucres sont des synonymes.
Le rôle des glucides est d’apporter de l’énergie à notre organisme sous forme de glucose.
Il s’agit donc du carburant principal de notre cerveau et de nos muscles.

On trouve des glucides dans les aliments suivants :

  • Farineux : pain, riz, pâtes, pommes de terre, céréales, semoule de blé, polenta, petits pois, maïs, légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges,…)
  • Fruits
  • Lait, yogourt nature, yogourt sucré, yogourt light, flan, flan light
  • Produits sucrés : limonade, sirop, confiture, miel, bonbons, pâtisseries, chocolat, biscuits, ...
  • Boissons alcoolisées : bière, apéritif doux (Martini, Cynar, …), vin liquoreux, liqueur.

La répartition alimentaire

Pour bien équilibrer les glycémies, il est nécessaire que la personne diabétique structure sa journée en :

3 repas et 2 à 3 collations selon le traitement

Chaque repas ou collation doit être pris à heure régulière et comprendre des glucides ou hydrates de carbone.

L’équilibre des repas

La composition d’un repas équilibré est la suivante :

http://www.diabaide.ch/alimentation.htm

  • un farineux (pâtes ou riz ou pommes de terre ou pain etc…)
  • des légumes cuits et/ou salade
  • une source de protéines (viande ou poisson ou œuf ou fromage ou tofu)
  • une source de matières grasses de bonne qualité nutritionnelle (voir chapitre des lipides)
  • un fruit

Les élément farineux et fruits sont prioritaires, car sources de glucides.


Les lipides ou graisses

Bien que les graisses n’aient pas une bonne réputation, elles sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.

Le rôle des lipides est :
- source d’énergie
- apport d’acides gras essentiels par les huiles
- véhicule de vitamines liposolubles (vit. A, D, E, K)

Les recommandations actuelles sont les suivantes :

1. Limiter la consommation de mets riches en graisses (charcuterie, préparations panées, gratins, friture, fondue, raclette, mets à la crème, pâtisseries, etc…)En effet, une alimentation riche en graisses cachées favorise l’obésité et de ce fait augmente la résistance à l’insuline.

2. Choisir des huiles de bonne qualité nutritionnelle pour les préparations culinaires : un choix adéquat de matières grasses pour la cuisine contribue à la prévention des maladies cardio-vasculaires.

Pour les salades : huile d’olive, colza *, noix * soja * pépins de raisin carthame, tournesol, germe de maïs, olive

Pour les cuissons à moins de 170 ° : huile de tournesol carthame, pépins de raisin, germe de maïs

Pour la friture ou saisir à forte température : huile d’olive non pressée à froid, huile d’arachide

Une des huiles munies de * doit être choisie pour garantir l’apport en acides gras oméga qui est insuffisant dans notre alimentation et qui a des propriétés protectrices au niveau cardio-vasculaire.

Les poissons gras sont également une bonne source d’acides gras oméga 3 : sardine, maquereau, thon, saumon. Les recommandations concernant la consommation de poissons sont de : 2 fois par semaine, dont 1 fois par semaine un poisson gras énuméré ci-dessus.

Pour les tartines : compter une petite portion de beurre de 10 g par jour ou choisir une margarine de bonne qualité nutritionnelle selon les conseils de la diététicienne.

3. Limiter les graisses saturées qui ont tendance à être excessives dans notre alimentation et privilégier les graisses mono et poly-insaturées.

Les lipides saturés proviennent principalement des graisses animales, comme le lard, le saindoux, le beurre, la crème, la charcuterie, les viandes et les produits laitiers.

Parmi les graisses végétales, une exception : la graisse de coco est une graisse saturée.

Les lipides mono-insaturés comprennent l’huile d’olive et l’huile de colza par exemple. Les lipides poly-insaturés comprennent l’huile de tournesol, de maïs, de carthame, de pépins de raisins. Parmi les graisses animales, une exception : le poisson contient des graisses insaturées.

L’index glycémique

Définition de l’index glycémique
Pouvoir glycémiant d’un aliment comparé à celui d’un aliment de référence :
- le glucose
- le pain blanc

Exemples d’index glycémique :

Plus l’index glycémique est bas, plus l’absorption des glucides est lente.

Farineux   Sucres simples
Pommes de terre 80   Glucose 100
Pain blanc 70   Saccharose 59
Pâtes 60   Fructose 20
Légumineuses 30   Sorbitol ou xylitol 15

La vitesse d’absorption des glucides est également influencée par :

- La mixité d’un repas :
Un repas est d’autant moins hyperglycémiant qu’il contient : des glucides + des lipides + des protéines

- La vidange gastrique :
Un repas riche en graisses ralentit la vidange gastrique et de ce fait l’absorption des glucides.

- Le type de préparations culinaires :
Par exemple, les pommes de terre en purée ont un index glycémique plus élevé que des pommes de terre en robe des champs.

- Les fibres alimentaires :
Les fibres alimentaires telles que les gommes guar (légumineuses) et les pectines (fibres de certains fruits ou légumes : pomme, carotte, coing, …) ralentissent l’absorption intestinale des glucides en formant une sorte de gel emprisonnant les glucides.
N. B : ces fibres ont également une action favorable par rapport aux lipides : elles diminuent l’absorption intestinale du cholestérol au niveau de l’intestin.

- Variation individuelle :
Il faut savoir également que chaque individu réagit différemment aux aliments qu’il consomme : un aliment peut être très hyperglycémiant chez un sujet et non chez un autre.

Les produits sucrés

Le saccharose (= sucre de table) n’est pas interdit dans l’alimentation du diabétique

Les produits sucrés peuvent donc être consommés avec modération et de préférence si :

le diabète est bien équilibré, s’il est consommé en remplacement d’un autre aliment glucidique de préférence en fin de repas ou dans une collation mixte avant un exercice physique

Attention, certaines douceurs sont également riches en lipides (graisses) et peuvent favoriser la prise pondérale si elles sont consommées trop fréquemment.

Les édulcorants

Il existe 2 catégories d’édulcorants ou succédanés de sucre :

• Sans valeur nutritive (0 Kcal/g) : acesulfam K, aspartame, saccharine, cyclamate, intéressants pour les diabétiques.
• Avec valeur nutritive (4 Kcal/g) : fructose, sorbitol, mannitol, xylitol, dont l’apport calorique est identique au sucre et dont l’utilisation par les diabétiques est sujette à caution.

Les produits dits « pour diabétiques », à base de fructose, de mannitol, sorbitol et xylitol sont sans intérêt évident pour le diabétique.
En revanche, l’utilisation en quantité modérée dans les boissons et les desserts de cyclamate, saccharine, aspartame ou acésulfam est possible et permet de diminuer la quantité de glucides consommés.

Les boissons alcoolisées

Les boissons alcoolisées ont un apport en calories non négligeable.
Les personnes avec un surpoids doivent donc y être attentives et limiter leur consommation.

3dl de vin par exemple représentent 210 Kcal, soit l’équivalent de 2 à 3 barres de céréales, mais n’apportent pas de glucides.

L’alcool augmente la tension artérielle et peut également augmenter les triglycérides sanguins.

Il est important de rendre attentif les diabétiques traités à l’insuline ou par des sulfonylurées de ne pas consommer d’alcool à jeun lors d’un apéritif par exemple, car une hypoglycémie peut se produire (l’alcool bloque la glycogénolyse et la néoglucogenèse hépatique).
Il est donc nécessaire de consommer simultanément un aliment contenant des glucides : grissini, biscottes ou pain par exemple.

Selon l'avis du médecin (pour éviter toute incompatibilité avec le traitement médicamenteux du patient) un verre de vin peut être consommé au repas.

 
 
 

http://www.diabaide.ch/alimentation.htm

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article