• En Fédération Wallonie-Bruxelles, un Programme organisé de dépistage du cancer colorectal est opérationnel depuis mars 2009 pour la population âgée entre 50 et 74 ans. Aujourd'hui, c'est une compétence régionale.

    En lire plus sur l'intérêt de réaliser un dépistage du cancer.

    Qui est concerné par le dépistage du cancer colorectal ?

    Les campagnes de dépistage systématique du cancer colorectal s'adressent aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans sans facteurs de risque particuliers. Pour Bruxelles et la Wallonie, un nouveau test est utilisé depuis février 2016. Il s’agit du test immunologique (iFOBT, pour Immunological Faecal Occult Blood Test) qui est beaucoup plus facile à réaliser que le test Hemoccult® précédemment utilisé. Au lieu de 3 prélèvements de selles, il ne faut plus en réaliser qu’un seul. De plus, le test immunologique est encore plus fiable. Ce test est déjà utilisé en Flandre depuis 2014, date de l'instauration du dépistage systématique et organisé par les autorités.

    Comment se déroule le dépistage du cancer colorectal ?

    Par la recherche dans les selles de traces de sang invisibles à l'oeil nu (test immunologique).

    Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous n'avez pas de risque particulier, une lettre d’invitation vous est adressée personnellement :

    • soit dans les deux ans après votre 50ème anniversaire,
    • soit 5 ans après une coloscopie négative.

    Si vous habitez en Wallonie

    Dans le courrier, vous serez invité(e) à vous rendre chez votre médecin généraliste afin d’y recevoir le test à faire chez vous. Ce test est gratuit, seule la consultation est à payer. L’avantage de passer par le médecin est que celui-ci peut établir votre profil de risque et donner toutes les explications utiles. Cependant, une fois que vous aurez effectué le test une première fois et si le résultat était négatif, le test suivant vous sera directement envoyé par la poste. 

    Si vous souhaitez réaliser le test de dépistage du cancer colorectal sans attendre la lettre d'invitation, parlez-en à votre médecin traitant.

    Retrouvez plus d'informations sur le site du Centre Communautaire de Référence pour le dépistage du cancer, qui organise ce dépistage.

    Si vous habitez à Bruxelles

    Entre octobre 2018 et octobre 2020, un projet pilote sera mené. Il modifie la procédure précédente, qui était celle d'application en Wallonie. Désormais, le kit ne sera donc plus à retirer chez son médecin, mais bien chez son pharmacien. Le courrier envoyé aux personnes concernées par le dépistage les invitera donc à aller retirer leur kit Colotest gratuitement, chez leur pharmacien.

    Retrouvez plus d'informations sur le site de BruPrev, chargé d'organiser cette campagne de dépistage.

    Si vous habitez en Flandre

    Vous êtes automatiquement invité tous les deux ans, à participer au "dépistage du cancer du côlon" à partir de l'âge de 50 ans et jusqu'à 74 ans. Vous recevez par courrier une invitation contenant un kit de dépistage.

    Ce kit contient le test iFOB, qui détecte le sang caché dans les selles (qui ne peut être vu à l'œil nu). Ce sang peut indiquer la présence de polypes ou de cancer du côlon.

    Le kit de dépistage est livré avec une enveloppe de retour que vous pouvez utiliser pour envoyer l'échantillon au laboratoire. Vous recevrez les résultats automatiquement par courrier au bout d'une à deux semaines environ. Votre médecin recevra également les résultats.

    Vous pouvez trouver plus d'informations sur le site officiel du dépistage du cancer colorectal en Flandre : https://dikkedarmkanker.bevolkingsonderzoek.be/fr

     

    Après la collecte de selles

    Désormais, un seul prélèvement de selles suffit. Vous renvoyez ensuite le test par la poste.

    Si vous résidez en région bruxelloise, les résultats vous seront envoyés par voie postale ainsi qu’à votre médecin par voie électronique sécurisée (eHealthBox).

    Si vous résidez en région wallonne, les résultats seront envoyés exclusivement à votre médecin, par voie électronique sécurisée (eHealthBox) et par voie postale complémentaire en cas de résultat positif.

    Dans environ 97 % des cas, le test est négatif (c'est-à-dire qu'on n'a pas détecté de traces de sang) et la personne est rassurée.

    Si le test est positif, votre médecin vous proposera de réaliser une coloscopie (ou colonoscopie) pour vérifier la cause du saignement. Celui-ci peut avoir plusieurs causes. S'il s'agit d'une lésion pré-cancéreuse (ou "polype"), elle pourra généralement être enlevée tout de suite pendant l'examen et vous éviterez ainsi qu'elle ne dégénère en cancer. S'il s'agit d'un cancer, celui-ci en est probablement encore à un stade débutant. En faisant le test, vous avez pris les choses à temps avec, à la clé, un traitement plus léger et de meilleures chances de guérison !

    Que signifie "ne pas avoir de risque particulier" ?

    Votre médecin généraliste vérifiera votre niveau de risque.

    Si le risque est :

    • moyen (c.-à-d. pour les personnes âgées de 50 à 74 ans, asymptomatiques et sans facteurs particuliers), ce test doit se pratiquer tous les deux ans. En cas de résultat positif, votre médecin proposera un examen de l’intérieur du côlon et du rectum (coloscopie).
    • élevé ou très élevé (c.-à-d. pour les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels), votre médecin vous invitera à vous rendre chez le gastro-entérologue pour mise au point et réalisation d'une coloscopie totale.

    Plus d'informations à ce sujet sur le site du Centre communautaire de référence pour le dépistage des cancers.

    Le dépistage par test immunologique

    Il consiste en une recherche de sang non-visible à l'œil nu dans les selles.

    Un cancer du gros intestin s’accompagne souvent de petites pertes de sang qui ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Ces saignements microscopiques peuvent être découverts par un prélèvement de selles pour réaliser un test immunologique.

    Illustration issue du site du CCR : www.ccref.org/contexte-colon.php

    Autres examens de dépistage

    D'autres examens peuvent être effectués si l'on suspecte la présence d'un cancer colorectal.

    Toucher rectal

    Un doigt est introduit dans le rectum pour palper sa paroi. Cet examen permet de repérer une tumeur située près de l’anus.

    Endoscopie

    Un endoscope est un mince tuyau souple contenant un système optique et un système d’éclairage. Cet examen  permet d’observer les parois des cavités du corps ou des organes creux. Si une endoscopie est nécessaire, l’intestin est tout d’abord vidé de son contenu (prise d’un laxatif et suivi d'un régime sans fibres). L’endoscope est ensuite introduit par l’anus.

    • Si l’appareil est remonté jusqu’au sigmoïde, l’examen s’appelle une rectosigmoïdoscopie
    • Si l’entièreté du gros intestin est examinée, on parle de coloscopie ou colonoscopie

    Grâce à l’endoscope, on peut prélever un petit morceau de tissu suspect (polype, par exemple). L’échantillon ainsi récolté (biopsie) est examiné au microscope pour déterminer sa nature exacte. L’examen microscopique donnera une certitude quant à la présence d'un cancer colorectal à cet endroit.

    Endoscopie

    Radiographie ou colo(no)scopie virtuelle (scanner)

    L’examen du gros intestin est possible par radiographie classique ou par scanner (coloscopie virtuelle). Les deux techniques supposent la prise préalable de laxatifs et le suivi d'un régime sans fibres pour vider complètement le gros intestin. Ceci est indispensable pour bien visualiser la paroi intestinale et repérer ses éventuelles anomalies. 

    Lors de l’examen, de l’air est insufflé dans le gros intestin par une sonde rectale afin de visualiser le mieux possible l’ensemble de la paroi intestinale. En cas de radiographie classique, un produit de contraste est introduit par la sonde rectale. 

    Examens de diagnostic

    Si le diagnostic de cancer colorectal est posé, le médecin demande d’autres examens afin de préciser le degré de développement local de la tumeur.

    Classification tumeurs cancer du côlon

    Certains examens donnent une idée de l’envahissement tumoral à l’intérieur de la paroi intestinale (très important pour définir le stade de la maladie) et permettent de repérer des anomalies (éventuelles métastases) dans les ganglions lymphatiques qui entourent le gros intestin :

    • une échographie transrectale (une sonde à ultrasons étant introduite par l’anus) en cas de cancer du rectum
    • un CT-scan ou une résonance magnétique nucléaire (RMN ou IRM) 

    Un bilan d’extension est ensuite effectué, à la recherche d’éventuelles métastases à distance du cancer colorectal. Ce bilan comporte un examen du foie (échographie, scanner ou résonance magnétique nucléaire) car lorsqu’un cancer colorectal se généralise, il envahit souvent le foie.

    Une radiographie des poumons est également réalisée, surtout dans les cas de cancer du rectum, à la recherche d’éventuelles métastases pulmonaires.

    Si un ou plusieurs de ces examens de précision du diagnostic du cancer colorectal vous sont prescrits, n’hésitez pas à demander des explications sur le pourquoi et le comment. En fonction des résultats du bilan ainsi réalisé, des traitements appropriés pourront être proposés.

    Lisez-en plus sur le déroulement des différents examens

    Dernière adaptation le: 5/02/2021
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  • CENTRE DE VACCINATION COVID DE WOLUWE-SAINT-LAMBERT:

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  • COMMENT FAIRE UNE INJECTION CORRECTEMENT ? 

    Pour obtenir une glycémie correcte, la technique de l’injection est au moins aussi importante que l’insuline injectée.

    L’insuline est injectée dans le tissu sous-cutané, juste sous la peau. Pour garantir une résorption correcte de l’insuline ou de l’analogue GLP-1, il est crucial de changer d’aiguille à chaque injection. Quand vous réutilisez votre aiguille, ce n’est pas sans danger !  Elle peut se plier, se tordre, se casser, se transformer en crochet, etc. En conséquence cette aiguille abîmée peut endommager votre tissu adipeux sous-cutané : saignements, hématomes, lésions cutanées, etc., et même engendrer des douleurs, des renflements (sortes de bosses) et des indurations (durcissements) que l’on appelle la lipodystrophie ou, plus familièrement, « lipo ».  Pour éviter la lipodystrophie, il est également très important d’éviter de vous injecter au même endroit. Essayez de varier les zones d’injection en utilisant un schéma de rotation.  

    Ci-dessous vous trouverez les principes de la technique d’injection ainsi que quelques recommandations.

    L’INJECTION

    1.       Lavez vous les mains

    2.       Contrôler le stylo : vérifiez le nom et la couleur de votre insuline, ainsi que la date de péremption.

    3.       En cas d’insuline trouble*, roulez ou retournez doucement le stylo une dizaine de fois pour rendre la préparation homogène (ne pas secouer le stylo !)

    4.       Prenez une nouvelle aiguille à chaque injection. Il existe plusieurs sortes aiguilles, de différentes longueurs : choisissez l’aiguille appropriée avec votre infirmière

    5.       Visser l’aiguille tout droit et complètement sur le stylo car l’aiguille doit percer la membrane du stylo

    6.       Retirez le capuchon externe (ne pas jeter !) et interne

    7.       Purgez l’aiguille au minimum de 2 unités d’insuline en tenant le stylo vers le haut. Vous devez voir sortir le liquide. Ainsi, vous enlevez les bulles d’air et vous vous assurez que le stylo et l’aiguille fonctionnent correctement**

    8.       Sélectionner la dose d’insuline dont vous avez besoin. Vous pouvez tourner le bouton de dose dans les deux sens. Donc quand si vous vous êtes trompé de dose, vous pouvez la corriger sans problème. Attention : il existe différents stylos, manipulables par 0,5 unité, 1 unité ou 2 unités !

    9.       Sélectionner une zone d’injection (le ventre, les cuisses ou les fesses) selon votre schéma de rotation et insérer l’aiguille tout droit, en angle de 90°, sous la peau (sous-cutané)

    10.   Appuyez lentement sur le bouton de dose et injectez la dose complète jusqu’à ce que le compteur de dose soit revenu à zéro

    11.   Comptez jusqu’à dix et retirez l’aiguille de votre peau

    12.   Dévisser l’aiguille avec le capuchon externe et jetez l’aiguille dans un collecteur d’aiguilles

    *Quelques insulines mixtes ou quelques insulines à l’action prolongée comme la Humuline NPH – Insuman Basal - Insulatard

    ** Si votre médecin vous a prescrit un stylo analogue du GLP-1 (Bydureon, Byetta, Victoza, Ozempic, Trulicity, Xultophy, Lyxumia),  il faut purger selon les instructions de votre infirmière et du mode d’emploi de votre médicament injectable.

    TRUCS ET ASTUCES 

    • Si vous savez que vous aurez bientôt besoin d’un nouveau flacon d’insuline ou stylo prérempli, sortez-le à l’avance du frigo car l’insuline froide fait mal à injecter. Cependant il vous est possible de le réchauffer avant l’injection en le roulant entre les paumes de vos mains.
    • Ne purgez jamais votre stylo en le tenant vers le bas car cela favorise l’entrée d’air dans votre stylo.
    • Dévissez l’aiguille après chaque injection : la membrane du stylo se ferme et vous penserez ainsi à mettre une nouvelle aiguille lors de la prochaine injection.
    • N’injectez plus dans une lipo jusqu’à sa disparition, ce qui peut durer plusieurs mois.
    • Si vous ne disposez pas d’un conteneur à aiguilles, vous pouvez temporairement déposer les aiguilles dans une bouteille en plastique. Ensuite, il faudra les tranvaser dans un collecteur d’aiguilles qui est le seul récipient accepté au parc de recyclage.
    • Avant la première utilisation, le stylo doit être conservé au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C, à distance de l’élément de refroidissement (il peut être placé par exemple dans la porte du réfrigérateur ou dans le tiroir à légumes). Le stylo ne doit pas congeler !
    • En cours d’utilisation, le stylo peut être conservé à une température ambiante pour une durée maximale de 4 à 6 semaines (reportez-vous au manuel d’utilisation).
    • Entreposez votre stylo toujours à l’abri de la chaleur excessive et de la lumière.
    • Quand il fait chaud, vous pouvez utiliser un thermos pour conserver les stylos à la bonne température
    • Quand vous voyagez, utilisez des sacs isothermes ou par exemple les pochettes FRIO (vendues à l’Association du Diabète)
    • Certaines mutuelles prévoient un remboursement forfaitaire pour les aiguilles utilisées pour les injections. Renseignez-vous auprès de la vôtre !     
    • Pour faciliter un schéma de rotation pour vos injections :Optez pour un côté du corps par semaine et alternez chaque semaine (ainsi vos tissus sous-cutanés auront « une pause » d’injections) :
      • Injectez l’insuline (ultra)rapide dans le ventre ;
      • Injectez l’insuline (ultra)lente dans les cuisses ;
      • Veillez à une rotation systématique dans la zone d’injection, par exemple  comme le sens des aiguilles d’une montre.

    SAVIEZ-VOUS QUE ? 

    • Les aiguilles sont stériles et donc destinées à un usage unique.
    • Le lubrifiant appliqué lors de la fabrication disparaît après la première utilisation, ce qui peut provoquer un inconfort lors de la réutilisation de l’aiguille.
    • L’insuline contient des cristaux qui bouchent votre aiguille. Quand vous réutilisez votre aiguille, l’insuline ne passe plus à 100 % et vous n’avez donc pas eu votre dose nécessaire.
    • Quand vous réutilisez l’aiguille et remettez le capuchon interne, vous endommagez la pointe de l’aiguille.
    • Il y a un lien direct entre la réutilisation des aiguilles de vtore stylo et les lipodystrophies.
    • L'insuline/l’analogue du GLP-1 injectée dans les lipos est résorbée et diffusée de manière irrégulière et imprévisible. Ceci peut compromettre l’équilibre glycémique : vous remarquerez des glycémies inexplicablement basses ou élevées, accompagné d’un besoin d’insuline accru. 30 % des personnes diabétiques en souffrent.
    • Quand vous passez des injections dans une lipodystrophie aux injections dans les tissus normaux,cela  exige souvent une diminution de la dose d’insuline de 20 % de la dose originale.
    • Les auto-injections dans les bras sont déconseillées car il y a un risque accru d injection intramusculaire.
    • Les injections intramusculaires peuvent occasionner des variations de la valeur glycémique car la vitesse de résorption de l’insuline dépend de l’activité musculaire. En plus elles sont douloureuses et susceptibles de causer des hématomes.
    • L’aiguille de 4 mm insérée à 90° est de longueur suffisante pour transpercer la peau et entrer dans le tissu sous-cutané, même si l’épaisseur de celui-ci varie fortement en fonction du sexe, de l’IMC et du site d’injection.
    • Au-delà de 30° C l’activité de l’insuline diminue progressivement et en-dessous de 0° C l’insuline est détruite.

     

    Valérie Heuvelmans, Infirmière spécialisée en diabétologie

    (avec l’aimable autorisation de Becton Dickinson)

     

    https://www.diabete.be/vivre-le-diabete-3/suivi-au-quotidien-18/le-coin-infirmier-509#gsc.tab=0

     

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  • Qu'est-ce que l'érysipèle ?

    L'érysipèle est une infection de la peau relativement fréquente 1,2 causée par une bactérie, le plus souvent un streptocoque bêta hémolytique du groupe A. Cette inflammation aiguë touche surtout les adultes de plus de 40 ans et les personnes âgées, mais rarement les enfants. Son incidence, qui augmente avec l'âge, serait de 10 à 100 cas pour 100 000 habitants 1,2.

    Les causes et les facteurs de risque

    L’érysipèle est dû à la famille de bactéries des  streptocoques. Cette infection cutanée peut être contagieuse : elle se transmet à la faveur d'une "porte d'entrée" qui permet aux bactéries de traverser la barrière cutanée. Le plus souvent, cette porte d'entrée est favorisée par la peau est abîmée :

    • Une blessure (chirurgie,  ulcère, coupure...) ;
    • Une  mycose ;
    • Une  dermatose ;
    • Un œdème chronique ;
    • Parfois, juste une petite plaie pouvant passer inaperçue comme une  piqûre d'insecte.

    L'érysipèle de jambe, en particulier, est favorisé par une  insuffisance veino-lymphatique, notamment un lymphœdème, et la présence d'un  intertrigo (61 % des cas), d'une plaie (35 %) ou d'un ulcère (14 %) 1,3.

    Certaines pathologies ( immunodépressiondiabètealcoolismetabagisme...) sont parfois désignées comme facteurs de risque. Cependant, les analyses cas-témoins ne retrouvent pas de lien. "Il s'agit davantage de situations favorisant les facteurs de risque précédemment cités", commente le Pr Chosidow. 

    Les symptômes de l'érysipèle

    L'érysipèle se manifeste brutalement par : 

    • Une fièvre élevée accompagnée généralement de frissons ;
    • Une plaque rouge luisante, chaude, enflée et douloureuse.

    Dans plus de 85 % des cas, la maladie touche les membres inférieurs (pieds, chevilles, jambes...) 2. Elle peut aussi être localisée au visage, aux membres supérieurs, à la poitrine, aux abdominaux... et parfois même aux organes génitaux. Les ganglions proches de la zone touchée peuvent aussi augmenter de volume.

    "Sous sa forme la plus fréquente, caractéristique, l'érysipèle est parfois qualifié de syndrome de la grosse jambe rouge aiguë fébrile", remarque le Pr Olivier Chosidow, chef du service de dermatologie à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. 3

    Le diagnostic de l'érysipèle

    Son diagnostic ne nécessite aucun examen complémentaire particulier. Les symptômes caractéristiques de l'érysipèle suffisent à établir le diagnostic. Toutefois, les facteurs favorisants doivent obligatoirement être recherchésUne analyse de sang peut également être prescrite pour constater ou non une augmentation des globules blancs et de la protéine CRP.

    Le traitement de l'érysipèle : antibiotique et repos

    Les infections à streptocoque peuvent faire des ravages en cas de négligence et conduire à une  septicémie sur le long terme. C'est pourquoi l'érysipèle doit être traitée efficacement et le plus rapidement possible. 

    Le plus souvent, l'érysipèle guérit facilement grâce à un traitement par antibiotiques prescrits durant une quinzaine de jours, en général de la  pénicilline (amoxicilline), parfois la pristinamycine (Pyostacine®) lorsque la personne est allergique aux premières. Le Pr Chosidow détaille : "Le traitement débute par une phase d'attaque de six jours maximum, avec 50 mg/kg d'amoxicilline ou 3 g de pristinamycine, répartis en trois prises quotidiennes. Suit ensuite une phase d'entretien où les doses sont réduites d'environ un tiers."

    D'autres médicaments peuvent être prescrits pour diminuer les douleurs et la fièvre comme du paracétamol, ainsi que des anticoagulants en cas d'insuffisance veineuse. Dans tous les cas, il est vivement conseillé de se reposer, idéalement de rester au lit

    La présence de certains facteurs de risque ou de signes de gravité peut nécessiter une hospitalisation avec, parfois, l'administration d'antibiotiques par voie intraveineuse en phase d'attaque. 

    À noter : malgré l'inflammation, les  anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, kétoprofène...) et les corticoïdes sont contre-indiqués. "Ils masquent les symptômes, risquant de retarder le diagnostic, et sont suspectés de favoriser les complications", justifie le médecin.

    L'érysipèle récidivante : comment la prévenir ?

    L'amélioration survient deux à trois jours après l'instauration de l'antibiothérapie et la guérison après dix à quinze jours. "Cependant, chez 12 % des patients, l'érysipèle récidive dans les six mois et chez 30 % dans les trois ans, avertit le Pr Chosidow. "Une fois la porte d'entrée repérée et traitée, il est indispensable de soigner l'état de la peau, tout en prenant en charge les facteurs de risque, qui sont les mêmes que pour un premier épisode. "
    I

    Cela fait des mois que je souffre de cette maladie à la cheville, jeprends des antibiotiques et je mets de l’huile d’amande douce pour hydrater la peau.j’ai trouvé cet article dans doctissimo 

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  • L’image contient peut-être : texte qui dit ’FreeStyle ට Abbott RETRAIT DES LINGETTES IMBIBÉES D'ALCOOL DE NOS BOITES DE CAPTEUR FREESTYLE LIBRE’

     

    Bonjour Nadine,


    Nous souhaitons vous faire part d’une information importante concernant les lingettes imbibées d’alcool fournies dans nos kits de capteurs FreeStyle Libre.

    Ces lingettes alcoolisées sont achetées par Abbott auprès d'une autre société. Cela signifie que la conformité de ces lingettes est de la responsabilité de cette société car c’est elle qui fabrique et applique le marquage CE# sur ces lingettes alcoolisées.

    Notre priorité absolue est de nous assurer que nous puissions vous fournir les capteurs dont vous avez besoin. Afin d'assurer une conformité avec les réglementations relatives aux dispositifs médicaux pour les pays requérant le marquage CE, et de réduire l'impact potentiel sur notre approvisionnement dus à des changements éventuels apportés aux lingettes imbibées d’alcool ou à leur étiquetage, nous serons malheureusement contraints de les retirer des kits de capteurs FreeStyle Libre à partir du mois de janvier 2021.

    Veuillez noter que les instructions pour l'application du capteur restent les mêmes :

    1. Lavez la zone avec un savon ordinaire (non hydratant et non parfumé) et séchez.
    2. Nettoyez avec une lingette imbibée d'alcool.
    3. Laissez la peau sécher complètement avant d'appliquer le capteur.

    Veuillez-vous référer à la notice du capteur pour les instructions étape par étape.

    En cas de questions, notre Service Clients se tient à votre disposition du lundi au samedi de 8h00 à 19h00 au .


    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.

    Bien cordialement,
    Toute l'équipe Abbott

     

    https://www.abbott.com/

     

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  • VOEUX 2020 - DFC Druelle Football Club

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  • Bonne année : textes, SMS, images et gifs pour vos voeux 2021

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  • De la bouteille d'eau aux emballages des supermarchés en passant par les Tupperwares, le plastique alimentaire est difficile à éviter. Quels sont les risques potentiels pour la santé et quelles mesures de précaution adopter pour limiter les impacts ?

    Emballages alimentaires, vêtements, jouets: le plastique est partout. Or cette matière relâche, de sa fabrication à sa dégradation, des substances toxiques à la fois pour l'environnement et notre santé.

    Mais un manque de connaissance sur la composition chimique, sur les processus de fabrication du plastique et de ses additifs rend difficile la mesure de l'impact réel des dangers pour la santé.

    Plusieurs études ont toutefois pointé des risques liés à l'ingestion de plastiques alimentaires.

    Le Docteur Pierre Souvet, cardiologue, nous donne quelques explications.

    D'après les informations dont on dispose, quels sont les plastiques les plus dangereux ?

    Pierre Souvet : Il existe plusieurs familles de plastiques, répertoriées de 1 à 7. Les plus potentiellement toxiques sont le polyéthylène téréphtalate (PETE), le polychlorure de vinyle (PVC), le polypropylène (PP), le polystyrène (PS) et le polycarbonate (PC), qui correspondent respectivement aux numéros 1, 3, 5, 6 et 7. 

    Les plastiques les plus toxiques sont ceux que l'on retrouve dans les produits alimentaires. Il faut bien comprendre que le danger n'est pas seulement dans le plastique en lui-même mais également dans l'additif utilisé pour le fabriquer, ainsi que le produit de dégradation qui peut, lui aussi, être toxique.

    L'un des plastiques les plus problématiques est le PETE, que l'on retrouve dans les bouteilles d'eau minérale. Le PETE peut générer de l'antimoine, un métal potentiellement cancérigène, qui passe du contenant au liquide ingéré. Au Moyen-Age, il était utilisé comme vomitif. C'est un cousin de l'arsenic.

    Plus on garde le contenant longtemps et plus il est exposé à la chaleur, plus les risques sont grands. Comme on ne trouve pas toujours d'eau potable, il faut respecter ces mesures de précaution.

    Et si on utilise une gourde en plastique ?

    C'est la durée de contact du plastique avec le liquide qui va jouer. L'avantage de la gourde, c'est que si on la remplit le matin et qu'on la boit dans la journée, il n'y a aucun problème. Alors que les bouteilles en plastique que l'on achète au supermarché peuvent passer plusieurs heures en pleine chaleur sur un parking avant d'atterrir en rayons. C'est donc plus problématique, puisqu'on ne connaît pas son cheminement.

    Qu'en est-il des autres plastiques ?

    Là aussi, les risques sont importants si le plastique est chauffé. A priori, pas de souci avec le film alimentaire puisque cela ne viendrait pas à l'esprit des gens de le passer au micro-ondes. Mais pour certains plastiques, des microparticules peuvent se disperser même quand elles ne sont pas soumises à la chaleur.

    C'est notamment le cas pour les plastiques souples ou en PVC, comme des emballages utilisés pour les viandes et la charcuterie, qui libèrent des dioxines et des phtalates.

    Le polypropylène, que l'on trouve par exemple dans les accessoires types Tupperware, pose aussi problème. Pour ce type de contenant, les particules des plastiques passent du contenant aux aliments, même à froid.

    Précisément, quels sont les risques ?

    Plusieurs études ont montré que l'un des additifs utilisés pour le polypropylène a une activité œstrogénique. Additionné à d'autres perturbateurs endocriniens du quotidien, il pourrait donc potentiellement favoriser le cancer du sein. 

    Le polycarbonate pose également problème, notamment pour les bisphénols A, reconnus comme des perturbateurs endocriniens.

    L'Agence nationale de sécurité (France) a fait une étude sur l'ensemble des substituts aux bisphénols A mais en a conclu qu'aucune certitude n'était possible concernant leurs effets non toxiques. Une étude publiée en 2015 a par ailleurs montré que les bisphénols F et S étaient aussi agressifs pour la fertilité que les bisphénols A. 

    Enfin, il y a le polystyrène, souvent utilisé dans les barquettes pour les fast-foods, qui serait potentiellement cancérigène.

    Comment faire pour limiter l'impact du plastique dans les produits alimentaires, quand on ne peut pas l'éviter ?

    Transvaser le plus tôt possible les produits dans des contenants en matière inerte comme le verre. Et surtout, ne jamais chauffer du plastique, quel qu'il soit.

    https://www.rtbf.be/tendance/bien-etre/sante/detail_quels-sont-les-plastiques-potentiellement-dangereux-pour-la-sante?id=10282190

     

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  • La sensation que vos mains ou vos pieds sont endormis, picotent ou même engourdis est plutôt courante. Elle peut également s'accompagner de douleurs. Mais un picotement n'est pas l'autre. Vérifiez les diverses causes possibles.

     

    Nous avions déjà abordé diverses causes potentielles de cette horrible sensation de picotement. Mais, et s'il y avait davantage de causes possibles ? Petit tour d'horizon.

     
    1. Diabète : Un taux de glycémie élevé à long terme peut entraîner des lésions nerveuses. Cela se traduit souvent par des picotements dans les mains ou les pieds. Si un diabète non diagnostiqué est à l'origine de cette situation, il est préférable d'aller consulter un médecin et de le traiter rapidement pour éviter de nouvelles lésions nerveuses.
    2. Maladies auto-immunes : Lorsqu'on est atteint d'une maladie auto-immune, le système immunitaire se retourne contre notre propre corps, y compris nos propres nerfs. C'est le cas, par exemple, des maladies rhumatismales telles que la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus. Les picotements peuvent apparaître soudainement et rapidement. L'apparition de maladies auto-immunes peut également aggraver le phénomène.
    3. Déficits en vitamines : Les carences prolongées de vitamines B et E causées par un régime alimentaire trop limité peuvent également affecter les nerfs. Ces carences peuvent être vérifiées au moyen d'analyses sanguines et être traitées par une alimentation plus variée, des médicaments ou des suppléments.
    4. Médicaments : Certains médicaments ont comme effet secondaire d'agir sur les nerfs et de provoquer des engourdissements dans les mains et/ou les pieds. C'est le cas, par exemple, de certains médicaments contre le cancer (chimiothérapie), des inhibiteurs du VIH et des réducteurs de tension artérielle. Vérifiez auprès de votre médecin si un ajustement du médicament peut y remédier.
    5. Infections : Les infections bactériennes et virales peuvent attaquer les nerfs, provoquant un engourdissement ou des douleurs lancinantes dans les mains ou les pieds. Cela peut se produire avec des infections telles que la maladie de Lyme, l'hépatite B et C, le cytomégalovirus ou Epstein-Barr.
    6. Problèmes rénaux : Si les reins ne peuvent plus purifier efficacement le sang en éliminant les toxines et autres substances toxiques, cela peut endommager les nerfs. L'insuffisance rénale provoque donc souvent des picotements aux mains et aux pieds.
    7. Maladies génétiques : On sait qu'un certain nombre de maladies génétiques s'accompagnent d'un engourdissement, voire d'une perte de force dans les mains et les pieds. C'est le cas de la maladie de Charcot-Marie-Tooth et de certaines autres formes de neuropathie héréditaire. La physiothérapie peut parfois offrir une solution.
    8. Gonflement : Les tumeurs bénignes ou malignes qui se développent près des nerfs peuvent avoir un impact sur leur bon fonctionnement. Il en résulte une sensation de picotement ou de lourdeur dans les bras et les jambes. En traitant ou en enlevant la tumeur, cette pression peut être supprimée.
    9. Thyroïde lente : Les membres endormis ou engourdis peuvent également être la conséquence d'une glande thyroïde qui fonctionne très lentement. Les médicaments pour la thyroïde et/ou la perte de poids peuvent souvent remédier à ces problèmes.
    10. Alcool : L'excès d'alcool est un élément déclencheur souvent négligé. L'abus d'alcool finit par affecter les nerfs et les tissus. Et il ptovoque en même temps une carence en vitamine B12, de sorte que les nerfs ne fonctionnent plus comme ils le devraient.

    Sources : Web MD, Reuters Health

     
    • 5https://plusmagazine.levif.be/sante/ce-qui-provoque-cette-desagreable-sensation-de-picotement/article-normal-1363647.html?fbclid=IwAR3SEcvfBfnLbIMgraX13JfA82Rbe_oBo0mpTfiKJy4auTW1hfBSsLjXwiU&cookie_check=1607376950

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