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  • La boucle fermée en France en 2020: comment et pour qui ?

    par le Dr Céline Eid, d’après le référentiel SFD (Société Francophone du diabète), « Médecine des maladies métaboliques » – Septembre 2020

    La boucle fermée en France en 2020 1

    Un peu d’histoire …

    Alors que les premiers systèmes d’insulinothérapie intraveineuse automatisée au lit du malade voient le jour dans les années 1970, la pompe à insuline externe miniaturisée sous cutanée se développe dans les années 1980. L’avènement des capteurs de glucose dans les années 2000 qui permettent une mesure continue ambulatoire du glucose interstitiel constitue une étape décisive vers la boucle fermée. En 2011, pour la première fois, de manière contemporaine à Montpellier et à Padoue (Italie), deux patients diabétiques utilisent le pancréas artificiel en dehors de l’hôpital. Depuis cette date, les essais successifs ont permis de confirmer la réduction considérable du risque d’hypoglycémie nocturne et l’amélioration du temps passé avec une glycémie normale.

     

    Quels objectifs ?

    Les données épidémiologiques actuelles indiquent qu’à peine 21 % des adultes porteurs d’un diabète de type 1 atteignent l’objectif cible d’HbA1c inférieur à 7 %. Mais un bon équilibre glycémique ne se réduit pas seulement à une HbA1c < 7 %. Considérant les écarts hyper et hypoglycémiques, un consensus international récent s’appuyant sur la mesure continue du glucose (MCG) a défini des objectifs de temps de maintien de la glycémie dans une fourchette-cible. Ainsi, les objectifs à atteindre pour la plupart des patients adultes sont : – un Time In Range (TIR) ou temps passé dans la cible 0,70-1,80 mg/L > 70 %,
    – un Time Below Range (TBR) ou temps passé en hypoglycémie < 0,70 g/L < 4 % avec en particulier un TBR < 0,54 g/L < 1 % – un Time Above Range (TAR) ou temps passé au-dessus de la cible > 1,80 g/L < 25 %

    L’atteinte de ces objectifs se révèle difficilement réalisable en pratiquer lorsque l’adaptation des doses d’insuline est faite par le patient lui-même à partir de ses données glycémiques.

     

    Qu’appelle-t-on « boucle fermée » ?

    L’ « insulinothérapie en boucle fermée» correspond à la délivrance automatisée de l’insuline en fonction des variations actuelles et prédites de la glycémie. Elle est communément appelée « pancréas artificiel ». La délivrance de l’insuline est assurée par une pompe et ajustée selon un algorithme qui utilise les mesures d’un capteur de glucose pour augmenter ou réduire les doses d’insuline ou arrêter la pompe en cas de risque hypoglycémique. Selon les systèmes, l’algorithme est soit placé dans la pompe, soit dans un boîtier informatique indépendant de la pompe type smartphone qui reçoit le signal du capteur avant de transmettre un signal de commande à la pompe.

    La « boucle fermée » est donc une réelle innovation technologique par rapport à la « boucle ouverte » où la pompe administre le débit de base tel qu’il a été programmé, celui-ci ne changeant que si la programmation est modifiée par le médecin ou le patient.

    La boucle fermée en France en 2020 2

     

     

    À ce jour, les systèmes de boucle fermée ne sont pas aussi autonomes que ne le laisse penser le terme « pancréas artificiel ». L’automatisation étant encore partielle, ces systèmes sont dits hybrides, c’est-à-dire qu’ils nécessitent l’intervention du patient dans certaines situations (renseignement des repas et activité physique notamment).

    Quels sont les systèmes de boucle fermée disponibles en France ou en voie de l’être ?

    – Le système MiniMed 670G de MEDTRONIC
    Il s’agit du premier système approuvé par la FDA en septembre 2016. Il a été commercialisé aux États-Unis en 2017, a eu son marquage CE en juillet 2018.

     

    La boucle fermée en France en 2020 3

     

    – Le système MiniMed 780G de MEDTRONIC constitue une version améliorée du dispositif 670G approuvé par la FDA et récemment marqué CE.

    La boucle fermée en France en 2020 4

    – Le système DBLG1 développé par la société DIABELOOP autour d’un algorithme géré par un terminal indépendant auquel ont été connectées la pompe Cellnovo puis la pompe Kaleido avec une mesure continue du glucose assurée par capteur Dexcom G4 puis G6. Ce système a été marqué CE en novembre 2018.

     

     

    La boucle fermée en France en 2020 5

     Le système Control-IQ, développé par la société Tandem Diabetes Care couplant la pompe Tandem t:slim X2 à la mesure continue du glucose par capteur Dexcom G6 et intégrant l’algorithme Control-IQ. Il a été approuvé par la FDA en octobre 2019.

    La boucle fermée en France en 2020 6

    D’autres dispositifs sont en cours de validation. C’est le cas du système OmniPod Horizon de la société INSULET qui utilise la pompe-patch OmniPod et le capteur Dexcom G6. Ce système a obtenu son marquage CE en novembre 2019. Il est commercialisé au Royaume-Uni.

     

    A qui s’adresse la boucle fermée en 2020 ?

    1) Adultes diabétiques de type 1

    – depuis au moins 6 mois,
    – formés en éducation thérapeutique et au comptage des glucides (insulinothérapie fonctionnelle),
    – ayant une bonne maîtrise des dispositifs de pompe à insuline et de mesure continue du glucose grâce à une période initiale de 15 jours d’utilisation de la pompe suivie d’une période de 15 jours au moins de boucle ouverte
    – s’engageant à respecter un parcours de soin spécifique
    – n’ayant pas atteint les objectifs métaboliques (HbA1c, temps dans la cible, temps en hypoglycémie, temps en hyperglycémie) et/ou ayant une qualité de vie altérée (par les contraintes de la gestion du diabète au quotidien et/ou par la charge mentale du diabète)

    2) Enfants diabétiques de type 1

    – Enfants DT1 de plus de 6 ans,
    – traités par pompe à insuline depuis au moins 6 mois (délai raccourci si bonne maîtrise de la pompe par l’enfant et ses parents)
    – ayant été formés au comptage des glucides ± pratique de l’insulinothérapie fonctionnelle et à la mesure continue du glucose.
    – s’engageant (enfants et parents) à respecter les bonnes pratiques des dispositifs du système de boucle fermée hybride, les formations initiales et le suivi.
    – n’ayant pas atteint les objectifs métaboliques (hypoglycémies, hyperglycémies, variabilité glycémique, HbA1c) malgré une prise en charge optimale et/ou souhaitant une amélioration de leur qualité de vie (enfants ou parents)

    Le maintien de la boucle fermée est soumis à une période d’essai de 3 mois chez l’enfant comme chez l’adulte.

    Au vu des études en cours, les indications de la boucle fermée chez l’enfant seront prochainement élargies aux enfants diabétiques de type 1 âgés de 1 à 6 ans, aux enfants traités par multi-injections et dès la découverte du diabète.

    3) Quelles sont les perspectives d’évolution de ces indications dans les années à venir ?

    A l’heure actuelle, le système de boucle fermée ne s’adresse qu’aux patients diabétiques de type 1 mais les indications chez le patient adulte pourraient être étendues aux patients diabétiques de type 2 selon les résultats d’études en cours.

    En conclusion …

    Le système de boucle fermée constitue donc une réelle innovation technologique en matière de diabétologie. Le marquage CE permet d’ores et déjà la commercialisation de certains dispositifs en France. Les dossiers de demande de remboursement sont en cours. La mise en place de la boucle fermée pour les patients diabétiques de type 1 dans les centres labellisés devrait donc pouvoir être effective, on l’espère, dans les mois à venir…

     

     

     

     

     

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  • Le capteur FreeStyle Libre 2 mesure les taux de glucose dans le liquide interstitiel. Il peut être porté pendant un maximum de 14 jours. Le capteur FreeStyle Libre 2 est compatible avec l’application FreeStyle LibreLink et le lecteur FreeStyle Libre 2. Le capteur FreeStyle Libre 2 est également compatible avec le lecteur de la première génération de FreeStyle Libre, mais uniquement s’il a été mis à jour. Pour faire la mise à jour, cliquez ici. Les alarmes de glucose optionnelles ne seront toutefois pas disponibles sur le lecteur la première génération de lecteur FreeStyle Libre.

     

    Des alarmes de glucose optionnelles

    Soyez avertis lorsque vous êtes en hypo- ou hyperglycémie grâce aux alarmes de glucose optionnelles personnalisables.

     

     

    Votre taux de glucose toujours en poche

    L’application FreeStyle LibreLink vous permet de remplacer votre lecteur FreeStyle Libre et plus encore : profitez des codes couleurs pour vos différents scans, commentez librement vos taux de glucose, vérifiez votre taux d’hémoglobine glyquée estimée directement via l’app…

    Une précision excellente

    La nouvelle génération de capteur est encore plus précise sur vos résultats de glucose.

     

     

    • Rassurez vos proches

      Grâce à l’application LibreLinkUp, les proches peuvent visualiser à distance les tendances et taux de glucose du patient et être avertis lors des hypo- et hyperglycémies.

     

    pdfTélécharger le manuel d’utilisation

     

     

     

     

    Le capteur FreeStyle Libre 2

    Le capteur FreeStyle Libre 2 mesure les taux de glucose dans le liquide interstitiel. Il peut être porté pendant un maximum de 14 jours. Le capteur FreeStyle Libre est conçu pour être facile à appliquer et à porter. Il fait appel à une technologie moins intrusive et rend les tests du taux de glucose moins contraignants.

     

     

     

    Spécificités

    • Petite taille (35 mm x 5 mm). Discret et pratique à porter en dessous des vêtements.

     

    Conçu pour rester sur le corps pendant un maximum de 14 jours. Il suffit de l’appliquer une fois toutes les 2 semaines

     

    • Aucune calibration n’est requise. Ne nécessite pas le test de glycémie au bout du doigt à des fins d’étalonnage.
    • Étanche, vous pouvez mener une vie active sans craindre l’eau.

     

     

    L'app FreeStyle LibreLink

    L'app FreeStyle LibreLink vous permettra de scanner votre capteur FreeStyle Libre 2 et vous alertera, si vous le souhaitez, lorsque vous êtes en hypo- ou hyper-glycémie.

    Capteur FreeStyle Libre 2

    Le capteur FreeStyle Libre 2 est compatible avec l’application FreeStyle LibreLink et le lecteur FreeStyle Libre 2. Le capteur FreeStyle Libre 2 est également compatible avec le lecteur FreeStyle Libre de première génération, mais uniquement s’il a été mis à jour. Pour faire la mise à jour, cliquez ici. Les alarmes de glucose optionnelles ne seront toutefois pas disponibles sur le lecteur FreeStyle Libre de première génération.

    €59,90TVA incluse

    Différence entre l'autosurveillance de la glycémie traditionnelle (électrode) et le système FreeStyle Libre

    Comment appliquer le capteur
    FreeStyle Libre?

     

     

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  • INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES

    500g de filet de dinde coupé en gros blocs

    2 cuillères à soupe de yaourt 0%

    1 citron vert

    1 à 2 cuillères à soupe de curry en poudre

    Sel

    TECHNIQUE DE PRÉPARATION

    • Presser le jus de citron et le mélanger avec le yaourt, le curry et un peu de sel
    • Assaisonner la dinde avec ce mélange et laisser au moins 2 heures au frigo
    • Monter la viande en brochette, rouler dans l'huile et griller, puis finir la cuisson au four
    • Servir par exemple avec des penne aux carottes​ 

    VALEURS NUTRITIONNELLES

    (pour une portion)

    • Energie 175kcal ou 735kJ
    • Lipides 6g
    • Glucides 2g
    • Fibres 0g
    • Protéines 28g
    • Cholestérol 25mg

     

     
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    Https://www.diabete.be/espace-membre-5/les-recettes-du-conseil-dietetique-94/les-volailles-100/brochette-de-dinde-au-citron-vert-135#gsc.tab=0

     

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  • https://www.rtbf.be/auvio/detail_l-invite-dans-l-actu-thomas-paulus-porte-parole-du-service-sang-de-la-croix-rouge?

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  • Découvrez les fruits et légumes de saison en juillet, les poissons, viandes, fromages à consommer au mois de juillet, pour un meilleur respect des saisons.

    Découvrez les fruits et légumes de saison en juillet, les fromages et les viandes

    On ne vous le répétera jamais assez : manger de saison est une démarche à adopter d’urgence si ce n’est pas déjà fait ! Chaque aliment, que ce soit les fruits et légumes, la viande, le poisson ou encore le fromage, a sa saisonnalité. Tour d’horizon pour manger de saison en juillet.

     

    Suivre ce principe représente non seulement un geste fort pour notre environnement mais est aussi un formidable moyen de diversifier son alimentation et de se faire plaisir tout en profitant des bienfaits de ce que l’on trouve dans son assiette.

    Alors, quels sont les aliments à mettre sur vos tables au mois de juillet ?

    Les fruits et légumes de saison et les autres aliments de juillet

    On ne saurait trop conseiller d’apprendre à connaître les fruits et légumes de saison. En fonction de vos possibilités, visitez les marchés, les petits producteurs, les fermes locales.

     

    Les poissons, viandes et fromages de saison de juillet

    On ne tarit pas d’éloges quant à ses bienfaits sur la santé : à condition de ne pas en manger trop souvent (et notamment en ce qui concerne les poissons prédateurs), le poisson est un excellent aliment. En plus des omega-3, le poisson contient toute une variété de minéraux essentiels au bon fonctionnement de notre organisme.

     

     

    Il est donc important d’accorder beaucoup de place aux produits marins dans son alimentation. Juillet est en théorie le mois du thon blanc parfois appelé Germon, du lieu jaune,  de la daurade grise, de l’églefin, du maquereau, du rouget et du moins connu tacaud. Il s’agit toutefois de vérifier l’état des stocks.

    Vous pouvez continuer à vous régaler avec les crustacés recommandés au mois de juin : tourteaux, langoustines et homards raviront vos convives cet été.

    Les viandes de juillet

    Le mois de juillet est celui de la viande blanche (à consommer avec modération bien sûr) :

     
    légumes juillet
     
     
     

     

    produit de saison juillet

    Notre série Manger de Saison vous est proposée par IF YOU CARE

     

    • Fourme d’Ambert
    • Emmental
    • Livarot
    • Pont-l’évêque
    • Bleu d’Auvergne
    • les très odorantes boulettes d’Avesnes et Époisses
    • Abondance
    • Beaufort
    • Chaource

     

    https://www.consoglobe.com/manger-de-saison-en-juillet-cg?utm_source=newsletter_alimentation&utm_campaign=news_alimentation_du_2021-06-25

     

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  • En Fédération Wallonie-Bruxelles, un Programme organisé de dépistage du cancer colorectal est opérationnel depuis mars 2009 pour la population âgée entre 50 et 74 ans. Aujourd'hui, c'est une compétence régionale.

    En lire plus sur l'intérêt de réaliser un dépistage du cancer.

    Qui est concerné par le dépistage du cancer colorectal ?

    Les campagnes de dépistage systématique du cancer colorectal s'adressent aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans sans facteurs de risque particuliers. Pour Bruxelles et la Wallonie, un nouveau test est utilisé depuis février 2016. Il s’agit du test immunologique (iFOBT, pour Immunological Faecal Occult Blood Test) qui est beaucoup plus facile à réaliser que le test Hemoccult® précédemment utilisé. Au lieu de 3 prélèvements de selles, il ne faut plus en réaliser qu’un seul. De plus, le test immunologique est encore plus fiable. Ce test est déjà utilisé en Flandre depuis 2014, date de l'instauration du dépistage systématique et organisé par les autorités.

    Comment se déroule le dépistage du cancer colorectal ?

    Par la recherche dans les selles de traces de sang invisibles à l'oeil nu (test immunologique).

    Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous n'avez pas de risque particulier, une lettre d’invitation vous est adressée personnellement :

    • soit dans les deux ans après votre 50ème anniversaire,
    • soit 5 ans après une coloscopie négative.

    Si vous habitez en Wallonie

    Dans le courrier, vous serez invité(e) à vous rendre chez votre médecin généraliste afin d’y recevoir le test à faire chez vous. Ce test est gratuit, seule la consultation est à payer. L’avantage de passer par le médecin est que celui-ci peut établir votre profil de risque et donner toutes les explications utiles. Cependant, une fois que vous aurez effectué le test une première fois et si le résultat était négatif, le test suivant vous sera directement envoyé par la poste. 

    Si vous souhaitez réaliser le test de dépistage du cancer colorectal sans attendre la lettre d'invitation, parlez-en à votre médecin traitant.

    Retrouvez plus d'informations sur le site du Centre Communautaire de Référence pour le dépistage du cancer, qui organise ce dépistage.

    Si vous habitez à Bruxelles

    Entre octobre 2018 et octobre 2020, un projet pilote sera mené. Il modifie la procédure précédente, qui était celle d'application en Wallonie. Désormais, le kit ne sera donc plus à retirer chez son médecin, mais bien chez son pharmacien. Le courrier envoyé aux personnes concernées par le dépistage les invitera donc à aller retirer leur kit Colotest gratuitement, chez leur pharmacien.

    Retrouvez plus d'informations sur le site de BruPrev, chargé d'organiser cette campagne de dépistage.

    Si vous habitez en Flandre

    Vous êtes automatiquement invité tous les deux ans, à participer au "dépistage du cancer du côlon" à partir de l'âge de 50 ans et jusqu'à 74 ans. Vous recevez par courrier une invitation contenant un kit de dépistage.

    Ce kit contient le test iFOB, qui détecte le sang caché dans les selles (qui ne peut être vu à l'œil nu). Ce sang peut indiquer la présence de polypes ou de cancer du côlon.

    Le kit de dépistage est livré avec une enveloppe de retour que vous pouvez utiliser pour envoyer l'échantillon au laboratoire. Vous recevrez les résultats automatiquement par courrier au bout d'une à deux semaines environ. Votre médecin recevra également les résultats.

    Vous pouvez trouver plus d'informations sur le site officiel du dépistage du cancer colorectal en Flandre : https://dikkedarmkanker.bevolkingsonderzoek.be/fr

     

    Après la collecte de selles

    Désormais, un seul prélèvement de selles suffit. Vous renvoyez ensuite le test par la poste.

    Si vous résidez en région bruxelloise, les résultats vous seront envoyés par voie postale ainsi qu’à votre médecin par voie électronique sécurisée (eHealthBox).

    Si vous résidez en région wallonne, les résultats seront envoyés exclusivement à votre médecin, par voie électronique sécurisée (eHealthBox) et par voie postale complémentaire en cas de résultat positif.

    Dans environ 97 % des cas, le test est négatif (c'est-à-dire qu'on n'a pas détecté de traces de sang) et la personne est rassurée.

    Si le test est positif, votre médecin vous proposera de réaliser une coloscopie (ou colonoscopie) pour vérifier la cause du saignement. Celui-ci peut avoir plusieurs causes. S'il s'agit d'une lésion pré-cancéreuse (ou "polype"), elle pourra généralement être enlevée tout de suite pendant l'examen et vous éviterez ainsi qu'elle ne dégénère en cancer. S'il s'agit d'un cancer, celui-ci en est probablement encore à un stade débutant. En faisant le test, vous avez pris les choses à temps avec, à la clé, un traitement plus léger et de meilleures chances de guérison !

    Que signifie "ne pas avoir de risque particulier" ?

    Votre médecin généraliste vérifiera votre niveau de risque.

    Si le risque est :

    • moyen (c.-à-d. pour les personnes âgées de 50 à 74 ans, asymptomatiques et sans facteurs particuliers), ce test doit se pratiquer tous les deux ans. En cas de résultat positif, votre médecin proposera un examen de l’intérieur du côlon et du rectum (coloscopie).
    • élevé ou très élevé (c.-à-d. pour les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels), votre médecin vous invitera à vous rendre chez le gastro-entérologue pour mise au point et réalisation d'une coloscopie totale.

    Plus d'informations à ce sujet sur le site du Centre communautaire de référence pour le dépistage des cancers.

    Le dépistage par test immunologique

    Il consiste en une recherche de sang non-visible à l'œil nu dans les selles.

    Un cancer du gros intestin s’accompagne souvent de petites pertes de sang qui ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Ces saignements microscopiques peuvent être découverts par un prélèvement de selles pour réaliser un test immunologique.

    Illustration issue du site du CCR : www.ccref.org/contexte-colon.php

    Autres examens de dépistage

    D'autres examens peuvent être effectués si l'on suspecte la présence d'un cancer colorectal.

    Toucher rectal

    Un doigt est introduit dans le rectum pour palper sa paroi. Cet examen permet de repérer une tumeur située près de l’anus.

    Endoscopie

    Un endoscope est un mince tuyau souple contenant un système optique et un système d’éclairage. Cet examen  permet d’observer les parois des cavités du corps ou des organes creux. Si une endoscopie est nécessaire, l’intestin est tout d’abord vidé de son contenu (prise d’un laxatif et suivi d'un régime sans fibres). L’endoscope est ensuite introduit par l’anus.

    • Si l’appareil est remonté jusqu’au sigmoïde, l’examen s’appelle une rectosigmoïdoscopie
    • Si l’entièreté du gros intestin est examinée, on parle de coloscopie ou colonoscopie

    Grâce à l’endoscope, on peut prélever un petit morceau de tissu suspect (polype, par exemple). L’échantillon ainsi récolté (biopsie) est examiné au microscope pour déterminer sa nature exacte. L’examen microscopique donnera une certitude quant à la présence d'un cancer colorectal à cet endroit.

    Endoscopie

    Radiographie ou colo(no)scopie virtuelle (scanner)

    L’examen du gros intestin est possible par radiographie classique ou par scanner (coloscopie virtuelle). Les deux techniques supposent la prise préalable de laxatifs et le suivi d'un régime sans fibres pour vider complètement le gros intestin. Ceci est indispensable pour bien visualiser la paroi intestinale et repérer ses éventuelles anomalies. 

    Lors de l’examen, de l’air est insufflé dans le gros intestin par une sonde rectale afin de visualiser le mieux possible l’ensemble de la paroi intestinale. En cas de radiographie classique, un produit de contraste est introduit par la sonde rectale. 

    Examens de diagnostic

    Si le diagnostic de cancer colorectal est posé, le médecin demande d’autres examens afin de préciser le degré de développement local de la tumeur.

    Classification tumeurs cancer du côlon

    Certains examens donnent une idée de l’envahissement tumoral à l’intérieur de la paroi intestinale (très important pour définir le stade de la maladie) et permettent de repérer des anomalies (éventuelles métastases) dans les ganglions lymphatiques qui entourent le gros intestin :

    • une échographie transrectale (une sonde à ultrasons étant introduite par l’anus) en cas de cancer du rectum
    • un CT-scan ou une résonance magnétique nucléaire (RMN ou IRM) 

    Un bilan d’extension est ensuite effectué, à la recherche d’éventuelles métastases à distance du cancer colorectal. Ce bilan comporte un examen du foie (échographie, scanner ou résonance magnétique nucléaire) car lorsqu’un cancer colorectal se généralise, il envahit souvent le foie.

    Une radiographie des poumons est également réalisée, surtout dans les cas de cancer du rectum, à la recherche d’éventuelles métastases pulmonaires.

    Si un ou plusieurs de ces examens de précision du diagnostic du cancer colorectal vous sont prescrits, n’hésitez pas à demander des explications sur le pourquoi et le comment. En fonction des résultats du bilan ainsi réalisé, des traitements appropriés pourront être proposés.

    Lisez-en plus sur le déroulement des différents examens

    Dernière adaptation le: 5/02/2021
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  • CENTRE DE VACCINATION COVID DE WOLUWE-SAINT-LAMBERT:

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  • COMMENT FAIRE UNE INJECTION CORRECTEMENT ? 

    Pour obtenir une glycémie correcte, la technique de l’injection est au moins aussi importante que l’insuline injectée.

    L’insuline est injectée dans le tissu sous-cutané, juste sous la peau. Pour garantir une résorption correcte de l’insuline ou de l’analogue GLP-1, il est crucial de changer d’aiguille à chaque injection. Quand vous réutilisez votre aiguille, ce n’est pas sans danger !  Elle peut se plier, se tordre, se casser, se transformer en crochet, etc. En conséquence cette aiguille abîmée peut endommager votre tissu adipeux sous-cutané : saignements, hématomes, lésions cutanées, etc., et même engendrer des douleurs, des renflements (sortes de bosses) et des indurations (durcissements) que l’on appelle la lipodystrophie ou, plus familièrement, « lipo ».  Pour éviter la lipodystrophie, il est également très important d’éviter de vous injecter au même endroit. Essayez de varier les zones d’injection en utilisant un schéma de rotation.  

    Ci-dessous vous trouverez les principes de la technique d’injection ainsi que quelques recommandations.

    L’INJECTION

    1.       Lavez vous les mains

    2.       Contrôler le stylo : vérifiez le nom et la couleur de votre insuline, ainsi que la date de péremption.

    3.       En cas d’insuline trouble*, roulez ou retournez doucement le stylo une dizaine de fois pour rendre la préparation homogène (ne pas secouer le stylo !)

    4.       Prenez une nouvelle aiguille à chaque injection. Il existe plusieurs sortes aiguilles, de différentes longueurs : choisissez l’aiguille appropriée avec votre infirmière

    5.       Visser l’aiguille tout droit et complètement sur le stylo car l’aiguille doit percer la membrane du stylo

    6.       Retirez le capuchon externe (ne pas jeter !) et interne

    7.       Purgez l’aiguille au minimum de 2 unités d’insuline en tenant le stylo vers le haut. Vous devez voir sortir le liquide. Ainsi, vous enlevez les bulles d’air et vous vous assurez que le stylo et l’aiguille fonctionnent correctement**

    8.       Sélectionner la dose d’insuline dont vous avez besoin. Vous pouvez tourner le bouton de dose dans les deux sens. Donc quand si vous vous êtes trompé de dose, vous pouvez la corriger sans problème. Attention : il existe différents stylos, manipulables par 0,5 unité, 1 unité ou 2 unités !

    9.       Sélectionner une zone d’injection (le ventre, les cuisses ou les fesses) selon votre schéma de rotation et insérer l’aiguille tout droit, en angle de 90°, sous la peau (sous-cutané)

    10.   Appuyez lentement sur le bouton de dose et injectez la dose complète jusqu’à ce que le compteur de dose soit revenu à zéro

    11.   Comptez jusqu’à dix et retirez l’aiguille de votre peau

    12.   Dévisser l’aiguille avec le capuchon externe et jetez l’aiguille dans un collecteur d’aiguilles

    *Quelques insulines mixtes ou quelques insulines à l’action prolongée comme la Humuline NPH – Insuman Basal - Insulatard

    ** Si votre médecin vous a prescrit un stylo analogue du GLP-1 (Bydureon, Byetta, Victoza, Ozempic, Trulicity, Xultophy, Lyxumia),  il faut purger selon les instructions de votre infirmière et du mode d’emploi de votre médicament injectable.

    TRUCS ET ASTUCES 

    • Si vous savez que vous aurez bientôt besoin d’un nouveau flacon d’insuline ou stylo prérempli, sortez-le à l’avance du frigo car l’insuline froide fait mal à injecter. Cependant il vous est possible de le réchauffer avant l’injection en le roulant entre les paumes de vos mains.
    • Ne purgez jamais votre stylo en le tenant vers le bas car cela favorise l’entrée d’air dans votre stylo.
    • Dévissez l’aiguille après chaque injection : la membrane du stylo se ferme et vous penserez ainsi à mettre une nouvelle aiguille lors de la prochaine injection.
    • N’injectez plus dans une lipo jusqu’à sa disparition, ce qui peut durer plusieurs mois.
    • Si vous ne disposez pas d’un conteneur à aiguilles, vous pouvez temporairement déposer les aiguilles dans une bouteille en plastique. Ensuite, il faudra les tranvaser dans un collecteur d’aiguilles qui est le seul récipient accepté au parc de recyclage.
    • Avant la première utilisation, le stylo doit être conservé au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C, à distance de l’élément de refroidissement (il peut être placé par exemple dans la porte du réfrigérateur ou dans le tiroir à légumes). Le stylo ne doit pas congeler !
    • En cours d’utilisation, le stylo peut être conservé à une température ambiante pour une durée maximale de 4 à 6 semaines (reportez-vous au manuel d’utilisation).
    • Entreposez votre stylo toujours à l’abri de la chaleur excessive et de la lumière.
    • Quand il fait chaud, vous pouvez utiliser un thermos pour conserver les stylos à la bonne température
    • Quand vous voyagez, utilisez des sacs isothermes ou par exemple les pochettes FRIO (vendues à l’Association du Diabète)
    • Certaines mutuelles prévoient un remboursement forfaitaire pour les aiguilles utilisées pour les injections. Renseignez-vous auprès de la vôtre !     
    • Pour faciliter un schéma de rotation pour vos injections :Optez pour un côté du corps par semaine et alternez chaque semaine (ainsi vos tissus sous-cutanés auront « une pause » d’injections) :
      • Injectez l’insuline (ultra)rapide dans le ventre ;
      • Injectez l’insuline (ultra)lente dans les cuisses ;
      • Veillez à une rotation systématique dans la zone d’injection, par exemple  comme le sens des aiguilles d’une montre.

    SAVIEZ-VOUS QUE ? 

    • Les aiguilles sont stériles et donc destinées à un usage unique.
    • Le lubrifiant appliqué lors de la fabrication disparaît après la première utilisation, ce qui peut provoquer un inconfort lors de la réutilisation de l’aiguille.
    • L’insuline contient des cristaux qui bouchent votre aiguille. Quand vous réutilisez votre aiguille, l’insuline ne passe plus à 100 % et vous n’avez donc pas eu votre dose nécessaire.
    • Quand vous réutilisez l’aiguille et remettez le capuchon interne, vous endommagez la pointe de l’aiguille.
    • Il y a un lien direct entre la réutilisation des aiguilles de vtore stylo et les lipodystrophies.
    • L'insuline/l’analogue du GLP-1 injectée dans les lipos est résorbée et diffusée de manière irrégulière et imprévisible. Ceci peut compromettre l’équilibre glycémique : vous remarquerez des glycémies inexplicablement basses ou élevées, accompagné d’un besoin d’insuline accru. 30 % des personnes diabétiques en souffrent.
    • Quand vous passez des injections dans une lipodystrophie aux injections dans les tissus normaux,cela  exige souvent une diminution de la dose d’insuline de 20 % de la dose originale.
    • Les auto-injections dans les bras sont déconseillées car il y a un risque accru d injection intramusculaire.
    • Les injections intramusculaires peuvent occasionner des variations de la valeur glycémique car la vitesse de résorption de l’insuline dépend de l’activité musculaire. En plus elles sont douloureuses et susceptibles de causer des hématomes.
    • L’aiguille de 4 mm insérée à 90° est de longueur suffisante pour transpercer la peau et entrer dans le tissu sous-cutané, même si l’épaisseur de celui-ci varie fortement en fonction du sexe, de l’IMC et du site d’injection.
    • Au-delà de 30° C l’activité de l’insuline diminue progressivement et en-dessous de 0° C l’insuline est détruite.

     

    Valérie Heuvelmans, Infirmière spécialisée en diabétologie

    (avec l’aimable autorisation de Becton Dickinson)

     

    https://www.diabete.be/vivre-le-diabete-3/suivi-au-quotidien-18/le-coin-infirmier-509#gsc.tab=0

     

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