Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
Un bon bilan pour la pilule
Prendre une pilule contraceptive n’est pas anodin. Les estrogènes contenus dans les pilules combinées accroissent le risque d’accident cardiovasculaire chez les femmes prédisposées. Une surveillance biologique permet de savoir si vous êtes à risque et devez choisir un autre mode de contraception.
Même si elle est le plus souvent bien tolérée, la pilule estro-progestative peut entraîner des complications cardiovasculaires. Elle augmente le risque de thrombose (caillot de sang) dans les veines (phlébites) et les artères. Ces accidents menacent essentiellement les femmes ayant des facteurs de prédisposition. Aussi est-il essentiel d’identifier le plus vite possible ces facteurs pour choisir, le cas échéant, un autre type de contraception.
Pour
cela, le médecin fait un examen clinique et s’enquière toujours de la présence d’antécédents, personnels ou dans la famille, d’accidents cardiaques ou vasculaires (phlébite, embolie) ou de
diabète, témoignant d’un risque particulier. Quelques examens biologiques sont également indispensables, qui sont adaptés en fonction des facteurs de risque identifiés par l’examen clinique et
l’interrogatoire. Ils doivent être réalisés au départ, pour vérifier l’absence de contre-indication à la pilule, puis sous traitement, pour dépister des anomalies débutantes devant faire
interrompre la contraception orale.
Pour une femme sans facteur de risque particulier, une prise de sang est nécessaire dans les trois à six mois suivant le début de la prise de la pilule. Cela permettra de rechercher une hyperlipidémie ou un diabète débutant qui augmenteraient le risque cardiovasculaire. Les examens comportent le dosage du cholestérol, des triglycérides et du sucre dans le sang (glycémie) à jeun. S’ils sont normaux, il suffit de les renouveler tous les cinq ans, selon les recommandations de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes). S’il existe une anomalie lipidique ou glycémique, un bilan plus approfondi est nécessaire, qui devra conduire éventuellement à opter pour une pilule progestative ou un autre mode de contraception.
Les pilules progestatives n’imposent pas de surveillance biologique particulière.
Dr Chantal Guéniot
|
|
|
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2003/sem01/mag0307/dossier/sa_6513_bilan_pilule.htm