Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
Les complications vasculaires du diabète
Les complications aiguës du diabète (coma par acidocétose, coma hypoglycémique) sont devenues beaucoup plus rares grâce à l'autosurveillance glycémique qui permet au diabétique de mieux les
éviter, ainsi que de les traiter précocement et efficacement. Ces complications aiguës sont actuellement très exceptionnellement cause de décès.
La conséquence de cette meilleure surveillance est une espérance de vie qui s'est nettement allongée, ce qui laisse malheureusement le temps aux complications chroniques de se développer lorsque
le diabète n'est pas strictement maîtrisé, et ce sont les complications vasculaires qui sont cause de décès.
Le diabète est un facteur de risque
vasculaire
Le diabète est en effet ce que l'on appelle un facteur de risque vasculaire, c'est-à-dire un élément qui fagilise les vaisseaux sanguins, au même titre que le
cholestérol, le tabagisme, l'hypertension artérielle, la sédentarité, l'excès de poids.
Très schématiquement, le cholestérol abîme plus volontiers les artères du coeur, le tabagisme les artères des membres inférieurs, l'hypertension artérielle les artères du cerveau, et le diabète
pèse de manière aussi forte sur chacune de ces localisations.
De plus, le diabète peut également altérer les tout petits vaisseaux de la rétine et des reins, et cette atteinte est spécifique du diabète (les autres facteurs de risque vasculaire, comme le
cholestérol, l'hypertension, le tabagisme..., ne provoquent pas ces atteintes).
Autrement dit, le diabète favorise les complications en relation avec l'altération des gros vaisseaux que l'on appelle macroangiopathie (infarctus du myocarde, artérite des membres inférieurs, accidents vasculaires cérébraux) ainsi qu'une atteinte spécifique des
petits vaisseaux que l'on appelle microangiopathie (atteinte de la rétine pouvant conduire à la cécité, insuffisance
rénale pouvant conduire à la nécessité de dialyses).
Y a-t-il un type de diabète qui favorise plus
particulièrement les complications vasculaires ?
Le diabète de type 2, comme le diabète de type 1, favorise les complications vasculaires.
De ce point de vue, le diabète de type 2 n'est pas un diabète moins grave que le diabète de type 1.
Au contraire !
En effet, trop souvent les diabétiques traités avec des comprimés ont tendance ne pas prendre au sérieux leur diabète, or l'hyperglycémie chronique a les mêmes effets que l'on soit traité à
l'insuline ou que l'on ne le soit pas.
De plus, le diabète non insulinodépendant survient en moyenne à un âge plus avancé que le diabète insulinodépendant, c'est-à-dire à un âge où il y a assez fréquemment un excès de poids, une
moindre activité physique, et une tendance à l'hypertension. Or ce sont justement des facteurs qui favorisent la macroangiopathie.
Par ailleurs, comme le diabète de type 2 débute progressivement (contrairement au diabète de type 1 qui survient le plus souvent brutalement) son ancienneté est habituellement beaucoup moins
précise que celle d'un diabète de type 1. Autrement dit, lorsque l'on découvre un diabète de type 1, il est toujours récent et il ne peut pas déjà y avoir de complications vasculaires, tandis que
lorsque l'on découvre un diabète de type 2, il peut être déjà très ancien et avec des complications vasculaires dès sa découverte.
On peut donc dire que le diabète de type 2 méconnu ou négligé conduit beaucoup plus sûrement et rapidement aux complications vasculaires que le diabète de type 1 correctement traité.
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Il n'y a pas de «prédiabète» |
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