Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
[?] Qu'est-ce que c'est ?
C'est l'atteinte progressive, importante, et définitive de la fonction rénale, et donc de la filtration glomérulaire.
Toutes les maladies rénales chroniques et certaines maladies rénales aiguës incurables conduisent irrémédiablement à l'insuffisance rénale chronique (IRC) dans un délai très variable : de quelques semaines à quelques dizaines d'années. On peut définir l'insuffisance rénale chronique comme la réduction irréversible de la filtration glomérulaire.
Toute insuffisance rénale, quelle qu'en soit la cause, est le fruit d'une réduction du nombre de néphrons actifs. Les néphrons atteints sont exclus ou détruits, les néphrons restant se comportent comme des néphrons sains. Ils assurent à eux seuls le contrôle rénal de l'homéostasie (équilibre intérieur de l'organisme).
Le rein peut assurer ses capacités excrétrices pendant très longtemps puisqu'il lui suffit de 20% de ses néphrons pour fonctionner. Lorsque les lésions touchent plus de 80% des néphrons, les troubles commencent à apparaître.
A partir de la destruction de 80% de ses capacités, l'insuffisance rénale chronique débute.
[?] Causes et facteurs de risque
Toutes les maladies rénales peuvent évoluer vers l'insuffisance rénale chronique :
[?] Les signes de la maladie
L'insuffisance rénale chronique n'entraîne très longtemps aucun symptôme.
Lorsque ceux-ci apparaissent, il s'agit de :
A un stade plus avancé, l'anémie provoque une pâleur jaunâtre, une tachycardie, une mauvaise tolérance à l'effort, une asthénie et des troubles sexuels.
[?] Examens et analyses complémentaires
La gravité de l'insuffisance rénale chronique est estimée par la clearance de la créatinine. Elle est :
L'urée sanguine s'élève rapidement. La créatinine sanguine augmente aussi tandis que sa clearance diminue. L'hyperuricémie est fréquente.
L'anémie est constante au cours de l'insuffisance rénale chronique (sauf en cas de polykystose).
L'hyperkaliémie peut être mortelle.
L'acidose métabolique, les déséquilibres hydro-électrolytiques, les troubles phosphocalciques (hypocalcémie, hyperphosphorémie) sont importants.
L'abaissement des vitesses de conduction nerveuse motrice et sensitive détecte la neuropathie périphérique sensitivo-motrice.
[?] Traitement
Au début, lorsque l'insuffisance rénale chronique n'est pas très avancée, un régime et des conseils hygiéno-diététiques sont suffisants.
Aux stades très évolués, seule l'hémodialyse périodique par rein artificiel (épuration extrarénale), la dialyse péritonéale ou la transplantation rénale peuvent améliorer la qualité de vie de ces malades.
Toutefois, la dialyse ne remplace pas toutes les fonctions du rein défaillant et certaines complications sont possibles et nécessitent une surveillance étroite.
[?] Surveillance de l'hémodialyse chronique
1. Surveillance diététique et nutritionnelle :
L'apport sodé est calculé d'après les possibilités d'excrétion quotidienne.
il doit apporter une quantité de protides adaptée aux possibilités d'excrétion azotée rénale. En pratique, l'apport protidique (oeufs, produits laitiers, viandes, poissons) est adapté au chiffre de la clearance de la créatinine et l'utilisation de tables d'équivalence permet au malade de varier son alimentation sans dépasser la quantité de protides prescrite par jour qui, à l'heure actuelle, tourne autour de 1 g de protides/kg de poids dans les insuffisance rénale chronique légères et autour de 0,6 à 0,8 g/kg/j dans les formes plus sévères
2. Surveillance ostéo-articulaire
- Les troubles phosphocalciques provoquant hyperparathyroïdie et ostéomalacie doivent être dépistés par les dosages répétés de la calcémie, de la phosphorémie, des phosphatases alcalines et de la parathormone. Les radiographies osseuses sont systématiques.
Le médecin prescrit de la vitamine D3 sous forme active (Dédrogyl, Alphacalcidol) ou propose la parathyroïdectomie.
3. Surveillance des infections
4. Surveillance hématologique
Des transfusions de culots sont pratiqués en cas d'anémie sévère . Actuellement, il est possible de traiter par l'érythropoïtéine recombinante humaine (Eprex).
5. Surveillance cardiovasculaire
La pression artérielle doit être normale.
Les complications de l'athérosclérose étant fréquentes sur ce terrain, elles sont systématiquement recherchées. Une péricardite peut survenir et doit être dépistée.
6. Surveillance d'une amylose qui peut provoquer un syndrome du canal carpien, parfois des arthropathies
Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.
http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_449_i_renale_chronique.htm