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Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog

Inégales face à la ménopause

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29/09/10

• Inégales face à la ménopause

Une histoire d'hormones
La ménopause marque la fin de l'activité des ovaires. Elle correspond à un arrêt des sécrétions hormonales sexuelles (oestrogènes et progestérone) qui engendre des bouleversements de l'organisme et pas seulement au niveau des organes génitaux ou des seins. Ces bouleversements et l'avancée en âge sont source de troubles aussi divers que les bouffées de chaleur, la baisse de la libido, la sécheresse de la peau et des voies génitales, une prise de poids, de la fatigue, des migraines et une fragilité psychologique.

Préménopause
Heureusement, toutes les femmes ne connaissent pas forcément l'ensemble de ces désagréments et leur intensité peut être très variable. La ménopause intervient en général aux alentours de la cinquantaine et s'installe peu à peu. La phase qui la précède appelée préménopause ou périménopause est une période de transition. La périménopause précède la fin du fonctionnement des ovaires (arrêt total et définitif des règles) et est souvent une période difficile à gérer pour les femmes tant d'un point de vue physique que psychologique. La production d'oestrogènes et de progestérone commence à diminuer mais de façon irrégulière, le fragile équilibre hormonal est rompu et les premiers désagréments apparaissent.
Trois ans avant la ménopause, irrégularité des cycles, des bouffées de chaleur intempestives, irritabilité, fatigue, prise de poids et tendance à prendre du ventre ne sont pas rares. Plus de la moitié des femmes environ voient leur qualité de vie altérée de façon notable au moment de la périménopause. Elle dure en moyenne trois ans mais peut aussi être beaucoup plus longue ou plus courte.

Ménopause
De même que celui de la puberté, l'âge de la périménopause et celui de la ménopause varient en fonction de chacune. En France, l'âge moyen de la ménopause se situe entre 50 et 51 ans. 80% des Françaises sont ménopausées entre 45 et 55 ans, 10% avant 45 ans et 10% après 55 ans. L'hérédité peut jouer un rôle : une femme dont la mère a été ménopausée très tôt risque fort de l'être tôt aussi. Quant au tabagisme, il avance légèrement d'une ou deux années l'âge de la ménopause. 

• Périménopause : les premiers désagréments

- Saignements abondants et/ou irréguliers
Premier signe annonciateur des changements hormonaux, l'arrêt des règles est rarement brutal. Elles deviennent irrégulières dans leur fréquence, dans leur durée et dans leur intensité. La ménopause est installée seulement au bout d'une année sans règles.

- Bouffées de chaleur
75% des femmes connaissent des bouffées de chaleur. Ces dernières engendrent toutefois des désagréments d'intensité variable. La prise d'un progestatif, complété éventuellement d'un estrogène à dose faible, permet d'en diminuer les effets.

- Prise de poids et silhouette
Les bouleversements hormonaux ont une conséquence non seulement sur le poids mais aussi et indépendamment, sur la silhouette et la taille de vêtement car les graisses ont tendance à se répartir autour du ventre. En tout, cela représente en moyenne une petite dizaine de kilos pris entre 20 et 50 ans. Une bonne raison d'être vigilante dès la périménopause.

- Douleurs et tension des seins en périménopause
Celles qui ont connu ce type de désagrément au cours des cycles menstruels présentent généralement ces symptômes plus fréquemment que les autres femmes à la périménopause. La tension des seins peut aussi être plus importante, nécessitant parfois le changement de taille de soutien-gorge et surtout ne pas cesser avec la survenue des règles.

- Fatigue et/ou insomnie
Elles sont souvent le corollaire des bouffées de chaleur. Traiter ces dernières permet donc souvent de rétablir un meilleur sommeil et de diminuer la fatigue. Attention à votre alimentation : éviter en fin de soirée l'alcool et les aliments tels que la viande, les fromages à pâte molle, le chocolat, les œufs, le pain, le soja, les tomates.
Préférez le lait chaud au coucher, la banane ou le beurre de cacahuètes. Une activité physique régulière dans la journée et non le soir aide aussi à rétablir un meilleur sommeil.  Pensez enfin à aérer votre chambre et éviter de monter le chauffage. L'idéal : une chambre à 18° ou 19°.

- Stress et troubles psychologiques
Le lien n'est pas avéré entre la chute hormonale et les troubles psychologiques tels que le stress ou la déprime. Mais ces baisses de moral sont fréquentes et compréhensibles à cette période charnière de la vie. N'hésitez pas à en parler à votre médecin.

• Les troubles de la ménopause

On les appelle aussi "troubles climatériques"

- Les bouffées de chaleur
En général elles s'espacent avec le temps mais certaines en souffrent durant de nombreuses années. Dans la moitié des cas, elles durent plus de 5 années et dans un quart des cas, elles persistent au-delà de 10 ans. À la ménopause, c'est le Traitement hormonal de substitution (THS), le traitement hormonal substitutif -appelé maintenant THM, traitement hormonal de la ménopause- qui est le plus efficace pour combattre ces troubles lorsqu'ils affectent la qualité de vie. D'autres traitements existent, moins efficaces, ils peuvent pourtant soulager certaines femmes.

- Irritation, sécheresse vaginale et baisse de la libido
L'arrêt du flux d'hormones féminines entraîne un défaut de lubrification du vagin. Le délai d’apparition de la sécheresse vaginale varie beaucoup d’une femme à l’autre, de quelques mois à quelques années. Elle peut d'une part favoriser les cystites et d'autre part rendre les rapports sexuels douloureux. La sécheresse vaginale, qui prédomine d’abord à l’entrée du vagin, engendre une douleur au moment de la pénétration.
Elle peut être traitée par des traitements hormonaux locaux : crème aux oestrogènes à appliquer deux ou trois soirs par semaine à l'entrée du vagin, ovules aux œstrogènes à introduire dans la cavité vaginale. Le THS, combiné ou non aux traitements locaux, permet aussi d'améliorer la situation. L'usage d'un lubrifiant intime, en vente libre en pharmacie, peut constituer un précieux appoint.

- Les fuites urinaires et nycturie
Les fuites urinaires à l'occasion d'un effort notamment (éternuement, éclat de rire, quinte de toux) sont plus fréquentes.
Les femmes ménopausées sont aussi plus nombreuses à se réveiller la nuit pour aller aux toilettes. Des solutions existent : exercices de rééducation pour raffermir les muscles du périnée, à faire après un apprentissage auprès d’un kinésithérapeute, médicaments... Ou encore les bandelettes TVT : posées par un chirurgien elles soutiennent l'urètre et évitent les fuites.

- L'ostéoporose
Les carences hormonales ont une conséquence directe sur l'activité des cellules osseuses. En raison du manque d’oestrogènes, la perte de masse osseuse s’accélère à la ménopause. L’os devient plus fragile et il est exposé au risque de fracture. On estime qu’une femme ménopausée sur trois sera concernée par l’ostéoporose, ce risque augmentant avec l’âge.
L’alcool, le tabac, la prise de corticoïdes, une trop grande minceur (IMC inférieur à 20), une mère ayant eu une fracture du col du fémur, certaines maladies comme la polyarthrite rhumatoïde… sont autant de facteurs de risques supplémentaires.
L’ostéodensitométrie permet de mesurer la densité minérale osseuse (DMO), témoin de l’ostéoporose. Depuis le 1er juillet 2006, cet examen est pris en charge par l'Assurance Maladie pour les femmes à risques. Il est remboursé à 70% sur la base d'un tarif fixé à 39,96€ (voir le site de l’assurance maladie)

- Les maladies cardiovasculaires
Les femmes sont touchées plus tard que les hommes, mais dès que la production hormonale cesse, le risque augmente. Il faut alors être vigilante et lutter contre les facteurs de risque bien connus que sont : l'hypertension, un taux de cholestérol trop élevé, le diabète, l'obésité, le tabac et la sédentarité.

- Les risques de cancers
Certains cancers comme le cancer du sein, de l'utérus ou de l'ovaire sont plus fréquents après la cinquantaine. Dans les trois cas, un suivi régulier chez le gynécologue au moins une fois par an avec examen clinique, frottis du col une fois par an ou tous les deux ans et mammographie tous les deux ans permettent de les traiter tôt et de mieux les soigner. Depuis 2004, l’assurance maladie offre à toute femme de 50 à 75 ans une mammographie de dépistage gratuite, dans des cabinets agréés, avec l’avantage d’une double lecture des clichés.
Voir LA SUITE DE CET EXCELLENT ARTICLE SUR LA MENOPAUSE SUR LE SITE
http://www.notretemps.com/sante/2275108-bien-vivre-sa-menopause/4-faut-il-prendre-un-traitement-hormonal-.html#nledito_90
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