Eklablog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog

Diabète : quand les comprimés ne suffisent plus.

Diabète : quand les comprimés ne suffisent plus.

Vivre avec un diabète oblige à une discipline de tous les jours. Suivre assidûment son traitement, surveiller son alimentation, faire du sport. Mais il arrive que tout cela ne suffise plus, et qu'il faille passer à l'insuline pour améliorer son traitement. Cela concerne chaque année 5 à 10 % des diabétiques. Explications et modalités pratiques.

Pourquoi ?

Les diabétiques de type 2 associent en quelque sorte deux maladies :

  1. Ils résistent davantage à l'action de l'insuline secrétée par leur pancréas et dégradent donc moins facilement leurs sucres.
  2. Deux, ils la fabriquent l'insuline en moindre quantité.

Diabète insulineLe résultat ? Une glycémie (le taux de sucre dans le sang) trop élevée, qui peut entraîner des complications dramatiques. Pour contrôler la bonne gestion de sa maladie, le patient dispose de deux indicateurs la mesure immédiate de la glycémie et le taux d'hémoglobine glyquée, qui reflète véritablement le contrôle de la glycémie sur 3 mois. Le corps médical considère aujourd'hui que pour prévenir et enrayer l'aggravation des complications, ce taux ne doit pas dépasser 6,5 %.

Quand ?

Les injections d'insuline deviennent nécessaires si l'hémoglobine glyquée reste supérieure à 8 %, et si la stratégie graduée (hygiène de vie, monothérapie orale, puis bithérapie orale, aux doses maximales) n'a pas donné les résultats escomptés. Le diabète est une maladie évolutive, dont le traitement doit être reconsidéré périodiquement.

Par ailleurs, dans certaines circonstances, il y a un traitement à l'insuline : en cas de grossesse, d'insuffisance rénale, d'intolérance aux médicaments antidiabétiques oraux, d'intervention chirurgicale (programmée ou non), d'accident infectieux ou cardiovasculaire aigu.

Comment ?

Si l'hémoglobine glyquée reste supérieure à 8 %, une injection d'insuline est recommandée le soir au coucher ou au dîner (la "bed-time") en maintenant l'association avec les hypoglycémiants oraux, sauf les glitazones, dont l'association avec l'insuline est contre-indiquée. L'objectif est alors d'obtenir des glycémies à jeun inférieures à 1,20 g/l. Il faut par conséquent apprendre à augmenter ses doses d'insuline du soir au coucher tant que la glycémie à jeun n'est pas inférieure à 1,20 g/l. La normalisation de l'hémoglobine glyquée suivra permettant de retarder l'arrivée des complications du diabète.

Autre possibilité, la méthode intensive avec plusieurs injections quotidiennes d'insuline pour mimer une sécrétion pancréatique physiologique. S'injecter de l'insuline est une étape importante qui permet d'adapter le traitement à son mode de vie, la qualité de vie des personnes qui ont "sauté le pas" est indéniablement meilleure : l'insuline peut être injectée en tout début ou fin de repas, ce qui permet de faire du sur-mesure, de s'adapter à leur contenu, en qualité et en quantité. Les aiguilles des stylos sont aussi de plus en plus fines, ce qui améliore le confort de l'injection.

Dr Brigitte Blond

Forum Diabète

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/8986-diabete-insuline-comprimes.htm

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article