Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
Les patients diabétiques sont deux
fois plus exposés que les personnes non diabétiques au risque de
dépression, particulièrement ceux qui souffrent de complications oculaires, nerveuses ou
cardiovasculaires.
Nous sommes tous sujets un jour ou l'autre à une baisse de moral. Ce n'est que quand une personne souffre mentalement pendant une longue période et en étant fort affectée que le mot dépression est prononcé. Elle se reconnaît à plusieurs symptômes: troubles du sommeil, manque d'appétit, manque de goût de vivre.
Il est évident que la dépression ne touche pas que les personnes malades. Toutefois, celles atteintes d'une affection chronique, comme le diabète, y sont particulièrement réceptives. Le dr Enzlin, chercheur à la KUL, a étudié ce risque accru de dépression chez les patients diabétiques. Il en a constaté trois.
"Une première explication est que la dépression est due au traitement difficile du diabète, à l'importante responsabilité endossée par la personne diabétique et à sa surveillance
quotidienne", précise le dr Enzlin.
"Deuxième cause possible, le diabète bouleverse le taux d'insuline et influence dès lors d'autres taux hormonaux,
ce qui provoque une dépression."
Selon la troisième théorie, la dépression et le diabète apparaissent simultanément, mais ne sont pas nécessairement liés.
Les scientifiques ignorent encore à l'heure actuelle laquelle de ces trois explications est la bonne. Elles interviennent probablement toutes les trois.
Quelle qu'en soit la cause, il est important que la dépression soit reconnue. Il peut arriver à tout le monde d'être d'humeur morose, mais il ne sera question de dépression que si cet état se
prolonge au moins au-delà de deux semaines. Autres signes de dépression: des problèmes de concentration, un sentiment de désespoir, de culpabilité et
parfois une certaine agitation. Ces symptômes peuvent s'accompagner d'une peur de la maladie et de la mort.
Le prof. Snoeck, médecin et psychologue à Amsterdam, suggère dès lors à ses patients diabétiques: "Acceptez votre dépression, mais pas parce que vous êtes diabétiques. Parlez-en à votre
entourage. Vous ne chasserez pas votre dépression mais vous lui assignerez une place."
La dépression se traite à l'aide de médicaments et d'une analyse effectuée avec un thérapeute connaissant les problèmes spécifiques des personnes diabétiques. Un diabète mal réglé rendra le patient plus sensible aux fluctuations d'humeur. Il est dès lors important que le médecin ou le thérapeute aborde ces problèmes spécifiques.
Les antidépresseurs modernes, les fameux SSRI ou Selective Serotonin Re-Uptake Inhibitors, peuvent être prescrits sans le moindre risque aux personnes diabétiques. Ils n'exercent généralement aucun effet indésirable sur le taux de glycémie. Les SSRI augmentent la présence de sérotonine dans le corps. La sérotonine joue un rôle dans différentes fonctions corporelles comme la tension musculaire, l'appétit, le sommeil, la mémoire, l'humeur. Une carence en sérotonine provoque des sautes d'humeur et une augmentation de l'anxiété.
Dr Peter Mareen
27/07/2004
A Bemelen. Prof. F Snoeck, Dr. P Enzlin. Diabetes en depressie. Bloed & Suiker 2004;19:10-12.
http://www.e-sante.be/diabete-depression/depression-49-108-4208-3.htm
Les antidépresseurs modernes, les fameux SSRI ou Selective Serotonin Re-Uptake Inhibitors, peuvent être prescrits sans le moindre risque aux personnes diabétiques. Ils n'exercent généralement aucun effet indésirable sur le taux de glycémie. Les SSRI augmentent la présence de sérotonine dans le corps. La sérotonine joue un rôle dans différentes fonctions corporelles comme la tension musculaire, l'appétit, le sommeil, la mémoire, l'humeur. Une carence en sérotonine provoque des sautes d'humeur et une augmentation de l'anxiété.
Dr Peter Mareen
27/07/2004
A Bemelen. Prof. F Snoeck, Dr. P Enzlin. Diabetes en depressie. Bloed & Suiker 2004;19:10-12.
http://www.e-sante.be/diabete-depression/depression-49-108-4208.htm