Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
Diabète de type 2 : l'effet incrétine sur la glycémieAttention : forte augmentation du diabète de type 1 chez l'enfant et du
diabète de type 2 chez l'adolescentLe diabète de type 2 est une maladie
évitableLe diabète de type 2 est aussi appelé "diabète non insulino-dépendant", "diabète gras" ou "diabète de la maturité". Mais il frappe maintenant des personnes de plus en plus jeunes et même des adolescents.
Le diabète de type 2 connaît depuis quelques années une progression particulièrement inquiétante, en parallèle avec celle de l'obésité. En effet, il affecte essentiellement des personnes au-dessus de
leur poids idéal.
Le diabète de type 2 survient le plus souvent après la quarantaine. Mais on l'observe maintenant chez des personnes plus jeunes et même chez des adolescents. Bien que cette
maladie ne soit pas contagieuse, on parle maintenant d'épidémie mondiale de diabète de type 2.
Ce diabète de type 2 résulte de l'association de deux anomalies interdépendantes : une insulino-résistance, c'est-à-dire une moindre sensibilité à l'insuline des cellules du tissu adipeux, du foie et
des muscles et une sécrétion insuffisante d'insuline.
Les mécanismes qui conduisent à cette forme de diabète sont fort nombreux : une hyperglycémie chronique est constatée dans une soixantaine de pathologies différentes.
Il ne fait plus aucun doute que l'obésité et la sédentarité sont
les causes essentielles du déclenchement de ce diabète, surtout chez les personnes prédisposées.
Le contrôle régulier (une fois par an) de la glycémie est le meilleur moyen de le détecter. Si la glycémie est élevée, même légèrement, et que les facteurs de risques sont associés (surpoids,
antécédents familiaux de diabète), on doit alors pratiquer une hyperglycémie provoquée, examen qui dose les réponses de l'organisme à l'insuline.
Le diabète de type 2 est moins invalidant que le diabète de type 1. Néanmoins, l'hyperglycémie chronique a
exactement les mêmes répercussions sur les différents organes.
Pour le traitement du diabète de type 2, il existe de nombreux médicaments "hypoglycémiants", appelés anti-diabétiques oraux. Ils sont utilisés en complément du
régime qui est la base essentiel du traitement de ce type de diabète car la perte de poids est indispensable.
Quand l'obésité n'est pas massive, il suffit parfois de quelques
kilos perdus pour que la glycémie redevienne normale.
Il s'agit de réformer ses habitudes alimentaires et aussi son mode de vie
puisque la sédentarité est également responsable.
Il faut donc appliquer un régime hypocalorique équilibré, choisi en fonction de ses besoins énergétiques. Mais aussi se résoudre à avoir une activité physique régulière quelles que soient les contraintes sociales : il a été largement démontré qu'une heure de marche quotidienne
contribuait à faire baisser la glycémie.
Lorsque la glycémie est redevenue normale, on doit continuer de maigrir si l'on n'a pas atteint son poids idéal, adopter une bonne fois pour toutes une alimentation équilibrée si l'on a retrouvé ce poids idéal et conserver soigneusement une activité physique la plus importante possible.
Paule Neyrat, Diététicienne
13/08/2009
http://www.e-sante.fr/diabete-type-insulino-dependant-diabete-type-insulino-dependant-NN_3109-82-950.htm