Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
Nous utilisons le sel comme exhausteur de goût. A la maison, bien sûr, pour rehausser un potage, une viande ou une salade. Mais le sel se trouve également en quantité non négligeable dans beaucoup d'aliments, sucrés ou salés, sans que sa présence soit particulièrement visible. Alors, pour mieux éviter les excès, autant savoir où il se cache...
- Sel sous surveillance
- Où se cache-t-il ?
- Faites jouer épices et condiments!
L'Organisation mondiale de la santé recommande une consommation de sel de 6g/jour. « Un chiffre pas si facile à atteindre, souligne Mercedes Vignioble, diététicienne aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Nous sommes en effet bien au-dessus, en Belgique, avec 12 à 15g/jour. » Foncièrement mauvais, le sel ? Pas du tout ! Il nous est même nécessaire : nos besoins physiologiques sont d'environ 3g/jour. Des besoins largement couverts... Par contre, trop de sel nuit à la santé. « Le lien entre consommation de sel et hypertension est le plus connu, mais d'autres pathologies nécessitent également une restriction des apports en sel : si vous souffrez de problèmes rénaux, si vous prenez de la cortisone ou des produits dérivés, si vous souffrez d'insuffisance cardiaque, ou encore de cirrhose hépatique, vous devez surveiller votre apport en sel. »
Comment savoir quelle quantité de sel nous avalons ? Pas facile. Tout d'abord, l'affichage de la teneur en sel d'un produit n'est pas obligatoire. Au mieux, seule la quantité de sodium (l'un des deux composants du sel de table, l'autre étant le chlore) est indiquée. Il faut encore la multiplier par 2,5 pour avoir l'équivalent en sel.
D'autre part, l'industrie agro-alimentaire n'est pas pressée de diminuer le sel présent dans ses produits. Deux raisons à cela : le sel retient l'eau, ce qui alourdit un produit souvent vendu... au poids ! Ensuite, manger salé donne soif. En France, le chercheur Pierre Méneton avait jeté un pavé dans la mare, en 2001, en affirmant que diminuer de 3 grammes la consommation quotidienne de sel représenterait un manque à gagner d'environ 6 milliards d'euros pour l'industrie agro-alimentaire... La polémique était lancée...
« Il y a du sel dans tout ce que quelqu'un d'autre a préparé, » affirme Mercedes Vignioble. Différents groupes d'aliments contiennent en effet une quantité non négligeable de sel. Vous pensez aux chips ou aux olives ? Pas seulement :
Le mode de cuisson des aliments joue sur leur goût. « Si vous les faites cuire à l'eau, explique Mercedes Vignioble, vous perdrez une grande partie des arômes naturels. Alors qu'en les cuisinant différemment, en ajoutant des épices et autres condiments, vous en oublierez d'y mettre du sel ! »
Et n'oubliez pas... Tout ceci est une simple question d'habitude ! Si vous diminuez progressivement votre consommation de sel, votre palais se contentera bientôt de ce que vous lui proposez ! Prenez aussi l'habitude de cuisiner des produits frais, plutôt que ceux qui sont déjà préparés, et mangez sans compter fruits et légumes...
Enfin, pour des conseils plus personnalisés, et pour adapter votre consommation de sel, en fonction de votre état de santé, consultez votre médecin ou un diététicien...
Auteur: Gwenaëlle Ansieau | Mise en ligne: 28-04-2011 | Mise à jour: 27-04-2011
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