Le diabète n'est pas un long fleuve tranquille. Le blog de A.B.D - Le groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles hébergé Eklablog
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Ce que la « nutrition individualisée » peut faire pour vous…
Il n’y a pas si longtemps, l’étude de la nutrition et l’étude de la génétique suivaient des voies parallèles. Mais aujourd’hui, au fur et à mesure que les scientifiques enquêtent sur l’interaction entre nos gènes et la nutrition, les voies se rejoignent. Ce nouveau champ d’étude, que les scientifiques désignent par le terme « nutrigénomique » ou, plus simplement, « nutrition individualisée », fournit déjà des informations très prometteuses qui pourraient faciliter l’élaboration de recommandations en matière de régime alimentaire favorisant une meilleure santé et une meilleure prévention de certaines maladies. Mais la tâche n’est pas simple. Si l’on se réfère aux maladies cardiaques, on constate que le système cardiovasculaire n’est pas régi par un gène unique : au moins 20 000 gènes sont impliqués. Certes, chacun d’entre eux ne joue qu’un rôle mineur, mais certains « gènes marqueurs » peuvent donner une indication générale sur un facteur de risque particulier de développer une maladie cardiaque. Par exemple, un gène intervenant dans le contrôle du cholestérol sanguin a été identifié. En dehors de la variante la plus habituelle de ce gène, il existe deux autres variantes qui soit exposent les porteurs à un risque accru de taux de cholestérol élevé, soit au contraire leur confèrent une protection. On a constaté que lorsque les facteurs de risque cardiaque liés au style de vie sont peu importants, par exemple chez les personnes menant une vie physiquement active et consommant peu de graisses, la variante du gèneprédisposant à des taux élevés de cholestérol a peu d'influence. En revanche, lorsque les facteurs de risque sont élevés, par exemple, lorsqu’une personne fume, ne fait pas d'exercice et consomme beaucoup de graisses saturées, la présence de ce gène se traduira par un taux de cholestérol supérieur. On a également démontré que lorsqu’un groupe de personnes suit un régime thérapeutique (curatif) visant à réduire les taux de cholestérol sanguin sur une période donnée, certains individus bénéficient d’une amélioration spectaculaire de leur métabolisme, alors que d’autres stagnent. Ce qui revient à dire que les personnes qui ne présentent aucune réaction perdent leur temps à suivre un régime, alors que les autres voient leurs efforts récompensés. Il serait intéressant de déterminer la variante du gène qui déclenche la réaction chez les personnes qui y sont sensibles. Cette information permettrait de dispenser un conseil diététique aux personnes les plus susceptibles d'en bénéficier. En dehors des maladies cardiaques, d’autres variations génétiques ont un rapport avec la nutrition1. En effet, on a découvert que les gènes qui contrôlent le métabolisme des folates sont associés à des pathologies telles que les anomalies du tube neural et qu’une série de gènes sont liés à l’absorption et la régulation des taux de fer dans l’organisme. Des études portant sur des jumeaux ou des fratries montrent que des facteurs génétiques déterminent en grande partie la densité minérale et la structure des os. Il ne fait aucun doute que notre patrimoine génétique nous prédispose à réagir à notre environnement de plusieurs manières. À l’avenir, la recherche devrait nous permettre de gérer au mieux notre environnement et notre régime alimentaire, afin qu’ils conviennent à notre phy-siologie. Comme le dit José Ordovas, professeur de nutrition et de génomique à la Tufts University (Boston)2: « Il ne s’agit pas d’opposer l’inné et l’acquis, mais d’agir en fonction de nos données héréditaires. ». Références
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http://www.eufic.org/article/fr/nutrition/nutrigenomique/artid/nutrition-individualisee/