• L'incidence de la sarcoïdose estimée à environ à 3 à 50 cas pour 100000 habitants et varie selon le sexe, le pays et la race. La sarcoïdose est une pathologie inflammatoire relativement rare qui atteint différents organes, et notamment les poumons. Elle évolue généralement spontanément vers la guérison, mais comporte certains risques de complication. Le point sur la cause de cette affection, ses manifestations et ses traitements. 

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  • Médicaments phares pour lutter contre le cholestérol, les statines sont largement prescrites aujourd'hui, mais leurs effets secondaires ont suscité certaines polémiques. Quand recourir aux statines ? Quels sont les effets secondaires ? Toutes les statines se valent-elles ? Doctissimo répond à toutes vos questions.

     
     

    Les statines en 10 questions

    Qu’est-ce qu’une statine ?

    Les statines représentent la principale classe des médicaments hypolipémiants, c’est-à-dire, des médicaments utilisés pour réduire le cholestérol. Ils inhibent le fonctionnement de l’HMG Co A réductase, une enzyme qui contrôle la synthèse du cholestérol par les cellules hépatiques, en transformant l’hydroxy-methyl-coenzyme A en acide mévalonique, qui est le précurseur des stérols. La réduction de synthèse hépatique de cholestérol provoque une augmentation des récepteurs des LDL et l’extraction par le foie des LDL et VLDL circulant dans le plasma. Cela entraîne une diminution des fractions LDL et VLDL plasmatiques. On observe également une légère baisse des triglycérides et une petite augmentation des HDL.
    La réduction du taux des LDL est dose dépendante avec les différentes statines. Avec les doses habituellement préconisées, la réduction varie entre 20 et 30 % de réduction mais peut atteindre 50 % avec les fortes doses des statines les plus puissantes comme l’atorvastatine1.

    Quand recourir aux statines ?

    Mesuré par une analyse de sang, l'excès de cholestérol (hypercholestérolémie) est un facteur de risque cardiovasculaire progressif et les valeurs limites pour instaurer un traitement ne sont pas à considérer comme des seuils absolus. Aujourd'hui, les recommandations de prise en charge préconisent de prendre en compte le patient dans son ensemble ainsi que le contexte clinique : âge, sexe, antécédents cardiovasculaires ou non, existence d’autres facteurs de risque cardiovasculaire comme  tabagisme, abus d’alcool, diabètesurpoids… A partir de ces critères une évaluation du risque cardiovasculaire permet de déterminer les seuils de mauvais cholestérol (LDL-Cholestérol) à atteindre et la meilleure prise en charge pour y arriver : modification du mode de vie (alimentation, sport, sevrage tabagique...) associée ou non à un traitement hypolipémiant, le plus souvent une statine. Bien entendu, le choix du traitement repose également sur une discussion avec le patient pour se soumettre à un traitement de longue durée2.

    Les statines sont-elles le premier traitement de l’hypercholestérolémie ?

    On estime qu’un traitement doit toujours commencer par des mesures hygiéno-diététiques et en cas d’échec, leur associer un médicament, en commençant par des faibles doses. Les statines constituent la première ligne de traitement médicamenteux de l’hypercholestérolémie isolée, toujours accompagné des règles hygiéno-diététiques, c’est-à-dire, une activité physique régulière et surtout une alimentation de type méditerranéen. 

    En revanche, en cas d’intolérance ou de non réponse aux statines on aura recours à un autre traitement médicamenteux (ézétimibe ou cholestyramine). Par ailleurs, les hyperlipidémies secondaires (hypothyroïdie, syndrome néphrotique, insuffisance rénale, cholestase…) ou secondaire à une prise de médicaments (iatrogène), ne doivent pas être traitées par des hypolipémiants sans traiter la maladie en cause ou arrêter le traitement responsable si possible3.

    Toutes les statines se valent-elles ?

    Non, pas vraiment. Lorsqu’un médicament est justifié, la Haute Autorité de Santé recommande la pravastatine ou la simvastatine  comme premier choix car ce sont les hypolipémiants les mieux évalués en termes de morts et d’accidents cardiovasculaires. Chez les patients à risque d’interaction médicamenteuse, le choix se portera sur la pravastatine. Par ailleurs, si un médicament n’est pas justifié ou le patient est mauvais répondant ou intolérant, il faut privilégier les mesures hygiéno-diététiques. Pour les patients n’ayant pas des antécédents cardiovasculaires, le traitement en prévention primaire se fera avec la pravastatine. Pour les patients ayant eu un accident cardiovasculaire, le traitement en prévention secondaire se fera avec la simvastatine car elle a démontré une diminution plus importante de la mortalité totale par rapport aux autres statines. Enfin, l’atrovastatine et la rusovastatine ne possèdent pas d’indication validée (AMM) en prévention secondaire2,3.

    Les dosages de statines sont toujours les mêmes ?

    Non. Le choix de la dose se fait en tenant compte du niveau initial du LDL-cholestérol du patient, du niveau initial du risque cardiovasculaire et de l’objectif visé. Cinq statines sont commercialisées en France : la fluvastatine, la pravastatine, la simvastatine, l’atorvastatine et la rosuvastatine. La posologie dépendra du niveau de risque cardiovasculaire et de l’objectif recherché (pourcentage de réduction du LDL-cholestérol). Elle peut être de 5, 10, 20, 40 ou 60 mg/j. La simvastatine et l’atrovastatine sont jugées comme les statines les plus efficientes3.

    Quels sont les principaux effets secondaires des statines ?

    Comme tout médicament, les statines ont des effets secondaires pouvant être graves, parfois mortels. C’est pour cette raison qu’il est toujours conseillé de commencer par les doses efficaces les plus faibles (voir notre article  Statines: quels sont leurs effets secondaires ?).

    Globalement, il existe des effets indésirables connus et suspectés. Les effets secondaires connus sont : atteintes musculaires (myalgies et rhabdomyolyses), atteintes hépatiques, risque de diabète. Les effets secondaires suspectés sont : maladies rénales, après 8 ans de traitement, fatigue physique, baisse de libido et impuissance, cancers (12 fois plus de cancer du sein chez les femmes et 2 fois plus de cancers de la prostate chez les hommes), pertes de mémoire,dépressiondémenceAlzheimer et maladie de Parkinson, chez les sujets âgés, affections oculaires, notamment cataracte risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC). D’autres effets suspectés ont été signalés : vertigesinsomnie, rares atteintes des tendons, rares pancréatitesréactionscutanées…2,3.

    Que faire en cas d’apparition de signes musculaires ?

    Un document de la Haute autorité de santé daté de février 2017 souligne que parmi les effets indésirables des statines, des atteintes musculaires (myalgies et rhabdomyolyses) ont été observées sous ézétimibe seul ou associé à une statine chez 5 à 10 % des patients. Cependant, la HAS estime qu'il n'est pas recommandé de mesurer systématiquement la créatine phosphokinase (CK)chez les patients traités par hypolipémiants avant de débuter le traitement, sauf dans les situations à risque suivantes : douleurs musculaires préexistantes avec ou sans traitement avec un fibrate ou une statine, insuffisance rénalemodérée à sévère, hypothyroïdie, antécédents personnels ou familiaux de maladie musculaire génétiqueabus d'alcool, âge supérieur à 70 ans, surtout s'il existe des facteurs de risque musculaires. Dans ces cas, si le taux de CK initial est plus de 5 fois supérieur à la normale, il est recommandé de ne pas instaurer un traitement médicamenteux et de contrôler à nouveau les enzymes musculaires. Pour les patients traités, il est recommandé d'arrêter le traitement et de contrôler le taux de CK toutes les 2 semaines. L’activité sportive est déconseillée 48 heures avant le dosage de CK car elle peut augmenter cette enzyme.

    En général, les douleurs musculaires disparaissent 3 semaines environ après l’arrêt du traitement. Dans le cas contraire, il est conseillé de consulter un spécialiste.

    Existe-t-il une controverse sur l’intérêt des statines ?

    Oui, et en grande partie en raison des effets secondaires avérés ou supposés. Mais aussi en raison de la grande diversité d’études et des méthodologies utilisées. En effet, en dehors des études randomisées en double aveugle contre placebo considérées comme ayant une valeur forte, un nombre important d’études en ouvert, voire observationnelles sont répertoriées, ce qui provoque des controverses, y compris de la part d’experts. Dans la littérature médicale, les chiffres des effets secondaires et de l’efficacité des statines varient considérablement. Cela doit inciter les médecins à regarder de près les études et à choisir le traitement le plus adapté au cas par cas, dans un esprit pragmatique et en considérant le patient dans son ensemble ainsi que son contexte. Enfin, selon la revue Prescrire, "les essais ayant montré une diminution statistiquement significative de la mortalité totale grâce à une statine sont peu nombreux"2,3.

    Existe-t-il des alternatives aux statines ?

    Pour commencer et comme cela a été dit plus haut, un traitement médicamenteux hypolipémiant doit être précédé (et en cas d’échec, accompagné) de mesures hygiéno-diététiques. Pour les patients non répondeurs, intolérants ou traités par des médicaments incompatibles avec les statines, l’ézétimibe, voire la cholestyramine sont des options médicamenteuses alternatives3.

    Qu’appelle-t-on les "statines naturelles" ?

    Ce terme de "statines naturelles" est généralement donné à la levure de riz rouge. Dans un communiqué de 2013, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) précisait que la levure de riz rouge contient de la monacoline K, appelée également lovastatine, possédant les caractéristiques chimiques des médicaments de la famille des statines. A la suite des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de ces compléments alimentaires à base de levure de riz rouge, les autorités sanitaires nationales s’étaient auto-saisies, en septembre 2012, de l’analyse des risques éventuels liés à leur consommation. Aujourd'hui, la consommation de ce complément alimentaire est déconseillée par l'ANSM en France depuis 2013 du fait de ses effets secondaires. Ainsi, l’ANSM recommande :

    • De ne pas considérer les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge comme une alternative à la prise en charge médicale de l’hypercholestérolémie. Celle-ci repose sur un un régime diététique adapté (visant à modifier le comportement nutritionnel), la pratique d’exercices physiques réguliers et si nécessaire un traitement médicamenteux. Dans tous les cas, il est recommandé aux personnes qui présentent une hypercholestérolémie de consulter leur médecin traitant avant d’utiliser un complément alimentaire à base de levure de riz rouge.
    • De ne pas consommer de produits à base de levure de riz rouge s’ils bénéficient déjà d’un traitement par statine, du fait d’un risque de surdosage,
    • De ne pas prendre le relais par un complément alimentaire à base de levure de riz rouge s’ils ont dû arrêter un traitement par statine, du fait de leurs effets indésirables identiques,
    • De ne pas consommer de complément alimentaire à base de levure de riz rouge s’ils prennent d’autres médicaments qui peuvent interagir avec les statines, notamment les médicaments de la famille des fibrates4.

    Ecrit par:

    Dr Jesus Cardenas

    Mis à jour le 29 juin 2017

    Sources :

    1 - Document de la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie : Pharmacologie cardio-vasculaire – DCEM1, CHUPS, Jussieu.

    2 - Revue Prescrire, 19 février 2013.

    3 - Haute autorité de santé (HAS). Fiche mémo. Principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge. Février 2017.

    4 - ANSM. Compléments alimentaires à base de levure de riz rouge : mises en garde de l’ANSM – Point d’information. Document publié le 14 février 2013.

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0831/sa_4498_statines.htm

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    Une solution de resucrage ambulatoire ultra-rapide

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    Conseils sur l’utilisation du GlucoPulse Resucrage+

    Sportifs : à prendre lors des coups de pompe.
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    Mise en garde : ce produit doit être utilisé sous contrôle médical.

    Partenaire des services d’urgence

    le GlucoPulse® Resucrage+ est utilisé et recommandé par les sapeurs pompiers, les secouristes, les infirmiers libéraux, les hôpitaux, les médecins diabétologues, les centres d’éducation des patients diabétiques, etc.

    « Mon passage au sein du service clinique du Professeur Courtois au CHU de Rouen dans le cadre de mon parcours professionnel m’a permis de vivre en immersion le quotidien des patients diabétiques hospitalisés sur place. Cette expérience m’a sensibilisé à la nécessité de développer pour eux un produit de resucrage d’urgence à mettre dans la poche, d’action ultra-rapide et agréable en bouche. C’est ainsi que GlucoPulse® Resucrage+ est né. » – Dr Laurent DIDDEN, Docteur en pharmacie et Fondateur des Laboratoires CLÉMASCIENCE

    Le GlucoPulse® Resucrage+ est disponible en pharmacie. Il est proposé par les laboratoires Clémascience

     

    https://diabete-infos.fr/glucopulse-resucrage-ambulatoire-ultra-rapide/

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  • Diabète : Diabilive, l’application girondine séduit les Etats-Unis après le concours LépineBenoît Mirambeau, le PDG de la société et son associé, Nicolas Babin 
    MIRAMBEAU APP CARE

    MirambeauAppCare annonce à "Sud Ouest" la signature d’un accord le 9 janvier au CES à Las Vegas pour son application DiabiLive avec l’Américain iHealth, pionnier mondial des objets de santé connectée pour les professionnels et le grand public. Ce qui lui ouvre d’autres marchés

    En décrochant cet accord avec iHealth pour son application DiabiLive, la société girondine MirambeauAppCare réalise un joli coup pour sa première participation au CES de Las Vegas, qui lui ouvrir de nouveaux horizons. 

    Car, cette société américaine, pionnière des objets de santé connectée, est présente aux quatre coins du monde avec des bureaux aux Etats-Unis, en Chine, à Singapour et en France. Elle fabrique et distribue des produits de santé connectés innovants : des dispositifs médicaux et des applications pour le suivi des données de santé. Avec l’objectif d’aider les utilisateurs à mieux comprendre les signaux de leur corps afin qu’ils deviennent acteurs de leur santé.

     

    Un accompagnement novateur pour les malades du diabète

    La collaboration entre les deux entreprises permettra une connexion entre les produits iHealth dédiés au diabète et Diabilive qui pourra déterminer la dose d’insuline exacte à injecter aux patients. La solution girondine accompagne le patient diabétique en lui permettant une plus grande autonomie. Elle prend le patient dans sa globalité d’être humain en calculant sa dose d’insuline selon sa prescription médicale, sa diététique et son activité physique. Tout en facilitant le respect de cette prescription et l’anticipation des besoins à venir par une meilleure connaissance de lui-même et de ses soins.

    La rédaction vous conseille

    "Pouvoir nous associer à une marque aussi prestigieuse et reconnue que iHealth est un honneur et un privilège pour MirambeauAppCare. La force des produits de iHealth combinée à la technologie unique de DiabiLive vont permettre aux patients de mieux se gérer et de mieux se connecter pour ne plus se sentir seuls. De plus, cet accord est international et nous permet de nous lancer immédiatement sur des marchés mondiaux", se réjouit d’ailleurs Benoît Mirambeau, PDG de MirambeauAppCare.

    "La prévention et la gestion des maladies chroniques, notamment du diabète, est une priorité pour nous. Nous sommes donc ravis de cette collaboration avec MirambeauAppCare. L’application DiabiLive combinée à nos glucomètres connectés offre aux personnes diabétiques une solution innovante et simple d’utilisation pour la prise en charge de leur santé", souligne, pour sa part, Stéphane Kerrien, CEO de iHealth Labs Europe.

    De prestigieux prix décrochés

    Pour mémoire, l’application DiabiLive a reçu le prix du président de la République au Concours Lépine International Paris 2016 et le prix Innovation Awards 2018 du CES Las Vegas dans les catégories de produits logiciels et applications mobiles.

    Une belle histoire pour le patron du drive Auchan à Agen, qui, pour aider sa mère à mieux vivre avec son diabète, a imaginé avec des médecins, une application sur smartphone. "Quelques semaines après, mon père m’a dit qu’il ne reconnaissait plus ma mère et ils sont partis en vacances, ce qui n’était pas arrivé depuis 15 ans !", rapporte-t-il. Désormais, Benoît Mirambeau veut en faire partager les bénéfices au plus grand nombre de personnes atteintes de cette maladie.

    http://www.sudouest.fr/2018/01/08/diabete-diabilive-l-application-girondine-seduit-les-etats-unis-apres-le-concours-lepine-4089835-705.php

     

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  • Résultat de recherche d'images pour "joyeuses fetes de fin d'année 2018"

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  • Avant la découverte de l'insuline en 1921, aucun traitement n'existait pour soigner le diabète.

    Avant la découverte de l'insuline en 1921, aucun traitement n'existait pour soigner le diabète. — JAUBERT/SIPA

    • Avant la découverte de l’insuline, aucun traitement efficace ne permettait de soigner le diabète.
    • Les patients qui en souffraient ne survivaient que quelques années avant de succomber à la maladie.
    • Jusqu’en 1921, lorsqu’un trio de chercheurs canadiens a découvert et extrait l’insuline, une hormone produite par le pancréas : le premier traitement contre le diabète a alors vu le jour.

    Pendant les vacances de Noël, 20 Minutes revient sur les « premières fois » qui ont marqué l’Histoire de la médecine en partenariat avec Retronews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France. Aujourd’hui, retour sur la découverte de l’insuline, traitement de référence du diabète.

    Il est connu depuis plus de 6.000 ans, pourtant, les millénaires se sont écoulés sans qu’aucun traitement efficace ne permette de vivre avec le diabète. Jusqu’au début du XXe siècle, les enfants atteints de diabète de type 1 étaient ainsi tous promis à un sort funeste. C’est en 1921 que le cours de l’histoire a changé, avec la découverte de l’insuline, le médicament de référence encore près d’un siècle plus tard.

    Une longue histoire du diabète

    Le diabète a pourtant fait parler de lui très tôt. De vieux textes chinois datant de 4.000 ans avant notre ère parlent déjà d’un mal désigné par « l’urine sucrée ». Puis, 2.500 ans plus tard, sous le règne d’Aménotep 1er en Egypte, le Papyrus Ebers, l’un des plus anciens traités médicaux à avoir été découvert, fait lui aussi mention d’un mal qui, comme le diabète, provoque soif intense, envie fréquente d’uriner et amaigrissement. C’est d’ailleurs de ces constatations que vient le terme de « diabète », qui signifie passer au travers en latin, comme si eau et nourriture passaient au travers du corps des diabétiques sans les nourrir.

    Mais les siècles passent et la compréhension du diabète n’évolue pas. Longtemps, l’ersatz de traitement prescrit consiste en une diète d’une rare sévérité. « Avant la découverte de l’insuline, les jeunes patients étaient soumis à un régime extrêmement strict et tous devenaient cadavériques et finissaient par mourir », décrit le Pr Eric Renard, coordinateur du département d’endocrinologie, diabète, nutrition au CHU de Montpellier.

    Le tournant s’opère dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en 1890, lorsque le scientifique allemand Oskar Minkowski fait une découverte fondamentale dans la recherche sur le diabète. Il retire le pancréas d’un chien et observe que l’animal développe dans la foulée les symptômes du diabète. L’insuline n’est pas encore découverte, mais « Minkowski a démontré que le diabète apparaissait chez les sujets dont on avait retiré le pancréas, l’organe qui produit la sécrétion directement liée à l’apparition de la maladie », explique le Pr Renard.

    La découverte de l’insuline et son extraction

    Dès lors, « les chercheurs ont travaillé à "remettre du pancréas" chez les diabétiques pour contrer le processus, expose le médecin. C’est le très polémique Nicolae Paulescu qui est le premier à avoir découvert l’insuline, qu’il nomme alors "pancréine", et à avoir réussi son extraction ». Mais l’histoire retiendra surtout les travaux d’un trio de chercheurs canadiens, qui mettent au point le tout premier traitement contre le diabète. Cet été-là, Frederick Grant Banting et Charles Best, sous la houlette de John Macleod, découvrent que des cellules du pancréas, les îlots de Langerhans, identifiés pour la première fois en 1869, produisent une hormone qu’il est possible d’extraire et d’utiliser pour soigner le diabète. Cette hormone, les chercheurs décident de la nommer « insuline », un petit clin d’œil aux fameux îlots de Lagerhans, puisqu’en latin, îlot se dit insula.

    A l’époque, l’insuline est extraite du pancréas de porcs ou de bœufs. Et si aujourd’hui, des années d’études cliniques sont nécessaires avant qu’un médicament ne soit testé sur l’homme, à l’époque, la nécessité précipite le premier test humain. Ainsi, au début de l’année 1922, alors que le jeune Leonard Thompson, un enfant de 14 ans atteint de diabète de type 1, plonge dans le coma et est promis à une mort certaine, les médecins canadiens lui injectent l’insuline qu’ils ont mise au point. « L’enfant était d’une maigreur extrême et son cas était sans espoir, raconte le Pr Renard, c’est ce traitement testé pour la toute première fois qui a permis sa survie »

    http://www.20minutes.fr/sante/2192787-20171229-histoires-medecine-comment-insuline-decouverte-soigner-diabete

     

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    L’hyperglycémie correspond à une glycémie supérieure ou égale à 180mg/dL.

     

     

     

    Dans le diabète, le déficit (total ou partiel) en insuline empêche le glucose d’entrer dans les cellules : le glucose s’accumule dans le sang et la glycémie augmente.

     

    Quand la glycémie est supérieure à 180mg/dL, les reins se mettent à éliminer le sucre par les urines : du glucose se retrouve dans celles-ci (= glycosurie). Cette présence de sucre dans les urines attire l’eau (= on urine beaucoup) et le corps réagit à ce phénomène en créant une intense sensation de soif.

     

     

     Source image: http://tpediabete67.skyrock.com/

     

    Quand l’hyperglycémie se prolonge, les organes ne reçoivent plus le sucre nécessaire à leur fonctionnement (le glucose est présent dans le sang mais il manque l’insuline nécessaire pour le faire entrer dans ces derniers). Le corps recherche donc une autre source d’énergie : les graisses.

     

     

     Source image: http://www.aboutkidshealth.ca/fr/
     

    • La combustion de ces graisses entraîne une production de déchets dans les urines et le sang: les corps cétoniques.

    • Les cétones s’accumulent dans le sang (= cétose) et le rendent acide, ce qui provoque des maux de ventre, des nausées, des vomissements, une somnolence, … On peut alors retrouver également des corps cétoniques dans les urines (= cétonurie). Cette cétonurie est le véritable signal d’alarme avant l’acidocétose.

    • En effet, dans cet état, le corps s’épuise progressivement, le niveau de conscience diminue vers un état d’hébétude et, après quelques jours, on risque le coma.


      Ce phénomène apparaît presque exclusivement dans le diabète de type 1 (= baisse totale de la production d’insuline par le pancréas). Il est beaucoup moins présent dans le diabète de type 2 grâce à la production persistante d’insuline.

     

     

     Source image: https://www.accu-chek.fr/

     

    Comme pour l’hypoglycémie, il est important pour la personne diabétique de connaître « ses » propres symptômes d’hyperglycémie. Parmi les symptômes les plus rencontrés, on peut citer :

     

    • Langue sèche, bouche pâteuse.

    • Sensation de soif.

    • Urines fréquentes et en grandes quantités.

    • Fatigue, somnolence.

    • Vision floue.

    • Sensation de malaise.

    • Changement d’humeur, irritabilité.

    • Douleurs abdominales.

    • Nausées, vomissements.

    • Perte d’appétit.

    • Peau sèche.

    • Déshydratation.

    • Tension basse.

    • Amaigrissement rapide si l’état se prolonge.
       

     

     Source image: https://www.accu-chek.fr/

     

    L’hyperglycémie peut avoir de nombreuses causes. Parmi celles-ci :
     

    • Un repas trop abondant en sucres ou une quantité de glucides mal évaluée (= insulinothérapie fonctionnelle).

    • Un oubli dans la prise du traitement ou une dose insuffisante en insuline.

    • Un état de stress, d’anxiété.

    • Un état infectieux : fièvre, maladie, …

    • Certains médicaments (notamment  la cortisone qui est une hormone hyperglycémiante, contrairement à l’insuline qui est une hormone hypoglycémiante).

    • Un exercice physique plus réduit que d’habitude.
       

     
    Recherche acétone
     
     
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    Source image 1: https://www.vidal.fr/

    Source image 2: http://www.vivreavecundiabete.com/

     

    Que faire lorsque l’on constate que l’on est en hyperglycémie prolongée suite à deux contrôles de glycémie supérieurs à 250mg/dL espacés de plusieurs heures ? 
     

    • Rechercher la présence d’acétone dans le sang ou les urines.

    • Prévenir son infirmière de référence ou son diabétologue et/ou suivre son schéma (= injections d’insuline à intervalles réguliers jusqu’à ce que les corps cétoniques disparaissent).

    • Boire beaucoup.

    • Vérifier régulièrement sa glycémie et la présence d’acétone.

    • Manger normalement, en respectant son traitement habituel et ses doses en insuline.

    • Signaler l’événement dans son carnet de surveillance.

    • Prévenir de toute façon  son infirmière de référence ou son diabétologue si l‘état persiste.

       

       
      Hyperglycémie - Diabetes.co.uk
       
       
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      Source images:  http://www.diabetes.co.uk/forum


      Comment prévenir les hyperglycémies?
       

    • Essayer de respecter un certain équilibre alimentaire ; être vigilant dans l’estimation de ses glucides en cas de pratique de l’insulinothérapie fonctionnelle.

    • Pratiquer régulièrement une activité physique.

    • Avoir toujours chez soi des bandelettes afin de pouvoir analyser la présence de cétones dans le sang ou les urines.

    Tags:

    diabète

    diabète de type 1

    diabète de type 2

       https://www.alfredlediabete.com/single-post/2017/12/26/Lhyperglyc%C3%A9mie

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  • guerir le diabete

    Avis à tous les incrédules, les polémistes, tous ceux pour qui être positif est déjà une maladie, l’article qui suit ne vous concerne évidemment pas. Merci de garder vos sarcasmes et commentaires, surtout si les mots : « guérir le diabète » vous sont insupportables. La science et des chercheurs dans le monde entier travaillent pour que cette maladie, dans un temps futur, soit éradiquée, et ce temps, n’est pas si loin.

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