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  • Analyses de sang: ce que veulent dire les résultatsVOISIN/PHANIE/phanie

      Glycémie, taux de protéine C-réactive, globules rouges...Pour vous aider à mieux comprendre votre bilan sanguin, voici le décryptage des principales analyses prescrites par les médecins généralistes.

      Tout d’abord, une question s’impose. Qu’est-ce que la normalité en matière de bilan sanguin? Si vous avez déjà regardé un compte rendu de prise de sang, vous avez vu qu’à côté du résultat se trouvent des «valeurs de référence», avec une borne inférieure et une borne supérieure. Pour définir ces valeurs de références, les biologistes échantillonnent les données de populations en bonne santé. Or, comme dans toute analyse statistique, 5 % de l’échantillon se trouve hors de la norme. C’est pourquoi être légèrement en dehors des «valeurs de référence» ne signifie pas toujours qu’il existe une maladie. Ainsi, face à une analyse qui paraît «anormale», inutile de s’inquiéter sans en avoir discuté avec le médecin traitant qui vous a prescrit les examens sanguins.

      Glycémie à jeun

      C’est l’examen de référence pour diagnostiquer un diabète. Il évalue le taux de sucre dans le sang. Face à une glycémie qui se situe entre 1,10 et 1,25 g/l (grammes par litre), on parle de prédiabète, et de diabète au-delà de 1,26 g/l.

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      DÉCOUVRIR

      Chez les diabétiques, on mesure également le taux d’hémoglobine glyquée (ou HbA1c). Elle permet d’estimer de façon rétrospective l’équilibre glycémique sur une durée d’environ trois mois. Son taux chez un adulte non diabétique se situe entre 4 et 6 %.

      Bilan lipidique ou exploration d’une anomalie lipidique

      On recherche l’excès de lipides (graisses) dans l’organisme car il augmente le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Ce bilan comprend deux mesures: pour les triglycérides et le cholestérol.

      Les triglycérides , apportés par l’alimentation, sont stockés dans des cellules dites «adipeuses» pour servir de réserve d’énergie à l’organisme. Habituellement, le taux de triglycérides est inférieur à 2 g/l. Une alimentation riche en sucres ou en alcool mais aussi un diabète mal équilibré, la grossesse, l’hypothyroïdie ou encore l’obésité s’accompagnent fréquemment d’une hypertriglycéridémie.

      Le cholestérol , principalement fabriqué par le foie, est aussi apporté par l’alimentation. On mesure trois éléments: le taux de cholestérol total, le cholestérol LDL (ou «mauvais cholestérol») et le cholestérol HDL (ou «bon cholestérol»). Un taux important de LDL est un facteur de risque cardiovasculaire. Et plus le nombre de facteurs de risque est élevé (âge, hypertensiondiabète, tabagisme), plus le taux de LDL doit être bas. Chez un individu de moins de 50 ans sans facteur de risque, sa valeur se situe habituellement en dessous de 1,6 g/l.

      Le cholestérol HDL collecte le LDL pour favoriser son élimination. Il se situe habituellement entre 0,4 à 0,5 g/l chez l’homme et entre 0,5 g et 0,6 g/l chez la femme. Plus le taux de HDL est élevé, mieux c’est. Un taux inférieur à 0,4 g/l est considéré comme un facteur de risque cardiovasculaire, alors qu’un taux supérieur à 0,6 est considéré comme un facteur protecteur. Le cholestérol total est habituellement inférieur à 2 g/l.

      Bilan hépatique

      Il contribue notamment à identifier d’éventuelles pathologies du foie. On dose en général plusieurs éléments.

      D’abord, les gamma GT. Ce sont des enzymes provenant de plusieurs organes (foiepancréasreins). Le taux de gamma GT dans le sang s’élève à l’occasion de nombreuses maladies du foie, comme les hépatites virales, l’obstruction des voies biliaires ou encore de l’alcoolisme. Mais il peut aussi être élevé en raison de la prise de certains médicaments, de l’obésité ou d’une pancréatite aiguë… La valeur de référence de gamma GT est, chez l’homme, inférieure à 45 UI/l (unités internationales par litre) et, chez la femme, inférieure à 35 UI/l. Mais pour 10 % de la population, elle est deux à trois fois plus élevée sans qu’on en sache la raison.

      » LIRE AUSSI - Comment s’expliquent les variations de la gamma-GT?

      Ensuite,les transaminases. Ce sont des enzymes ayant une activité métabolique à l’intérieur des cellules. Les principales causes d’augmentation du taux des transaminases dans le sang sont les anomalies hépatiques: hépatites virales, infectieuses ou toxiques, cirrhose, conséquences de l’alcoolisme. Mais d’autres pathologies entraînent aussi des taux élevés de transaminases: l’obésité, les myopathies, l’infarctus du myocarde ou encore certains médicaments. On distingue deux types de transaminases: l’Alat, surtout présente dans le foie, et l’Asat, surtout présente dans le cœur. Leur taux se situent entre 5 et 50 UI/l. L’augmentation est souvent mentionnée en multiple de la valeur usuelle: 5N, 10N… (N pour norme: par exemple, 5N correspond à 5 fois la norme...).

      Bilan rénal

      Il sert à évaluer le fonctionnement des reins. Le bilan rénal est effectué régulièrement chez les diabétiques, les hypertendus et les personnes âgées, auprès desquels le risque de survenue d’une insuffisance rénale est important. Mais aussi lors de la prise de certains médicaments. Il prend en compte plusieurs éléments.

      D’abord, la créatinine sanguine qui provient de la dégradation de la créatine et est éliminée par les reins. Un taux élevé de créatinine signale donc un dysfonctionnement rénal. Comme la quantité de créatinine produite dépend de la masse musculaire, les concentrations sont plus élevées chez l’homme - entre 80 et 110 μmol/l (micromole par litre) - que chez la femme - entre 60 et 95 μmol/l. Les causes de son augmentation sont très variées: infection bactérienne, calculs rénaux, insuffisance cardiaque….

      Ensuite, le débit de filtration glomérulaire (DFG) . Il accompagne le dosage de la créatinémie. C’est le moyen pour détecter des modifications rénales très précocement. Il est calculé à partir d’une formule qui prend en compte la créatinémie, l’âge et le sexe du patient. La filtration glomérulaire est habituellement supérieure à 90 ml/mn (millilitre par minute).

      Bilan thyroïdien

      Il est réalisé pour rechercher des troubles de la thyroïde et surveiller le traitement éventuel d’une hypothyroïdie ou d’une hyperthyroïdie. On dose la thyréostimuline hypophysaire (ou TSH), qui stimule la sécrétion des hormones. La sécrétion de la TSH dépend du rétrocontrôle des hormones thyroïdiennes. Ce qui signifie qu’une hyperthyroïdie entraîne une diminution du taux de TSH, alors qu’à l’inverse une hypothyroïdie va provoquer son augmentation. Les normes retenues comme étant des valeurs indicatives d’une TSH normale sont comprises entre 0,4 et 4 mUI/l.

      » LIRE AUSSI - T3, T4, TSH: quels sont les résultats normaux?

      Bilan inflammatoire

      Deux examens peuvent être prescrits pour détecter une pathologie inflammatoire ou une éventuelle infection.

      D’une part, celui de la vitesse de sédimentation . Elle correspond à la quantité de sang coagulé dans un tube au bout d’une ou deux heures. Cette valeur permet de diagnostiquer une éventuelle inflammation aiguë ou chronique, quelle que soit son origine (infection, cancer, maladie auto-immune…). On considère qu’avant 65 ans la vitesse de sédimentation doit être inférieure à 15 chez l’homme et à 20 chez la femme, et qu’après 65 ans les valeurs doivent être inférieures à 20 chez l’homme et à 25 chez la femme.

      D’autre part, le taux de protéine C-réactive (CRP) . La CRP est fabriquée par le foie. Son taux dans le sang augmente vite en cas d’infection ou d’inflammation. Il diminue ensuite en cas d’amélioration, plus rapidement que la vitesse de sédimentation. Habituellement, la CRP se situe en dessous de 6 mg/l. L’obésité, l’alcool et le tabacvont entraîner une augmentation de la CRP en dehors de toute inflammation.

      Numération de formule sanguine ou hémogramme

      C’est l’examen le plus demandé par les médecins. Il est utilisé comme un test général de dépistage de l’état de santé général. Il a pour but de rechercher des troubles aussi variés qu’une anémie, une infection, un cancer du sang… L’interprétation d’une numération de formule sanguine (ou NFS) est particulièrement complexe. Il s’agit en fait d’un ensemble de tests qui analysent les différents composants du sang: globules rouges, globules blancs et plaquettes. Que peut-on y lire?

      Les globules rouges transportent l’oxygène vers tous les organes et ramènent le gaz carbonique dans les poumons afin qu’il soit éliminé.

      Les analyses biologiques sur les globules rouges (ou hématies) consistent à les compter, comptabiliser l’hémoglobine contenue dans les globules rouges et qui fixe le fer, et mesurer le volume des globules rouges (hématocrite). Chez l’homme, on estime que le nombre normal d’hématies est compris entre 4,2 et 5,7 millions par mm3 de sang, l’hémoglobine entre 130 et 180 g/l et l’hématocrite de 40 à 52 %. Chez la femme, ces données sont respectivement comprises entre 4 à 5,3 millions par mm3 de sang, 120 à 160 g/l et de 37 à 46 %. La diminution de ces valeurs indique le plus souvent une anémie.

      Le nombre de globules blancsou leucocytes peut aussi être interprété. Il augmente dans de nombreux cas: infection, inflammation, allergie, prise de certains médicaments, dysfonctionnements de la moelle osseuse… Le taux habituel de leucocytes est de 4 000 à 10 000 par mm3.

      Mais dans la famille des leucocytes, tous ne réagissent pas pareil. Les lymphocytes, qui représentent 30 % des leucocytes, diminuent en cas de déficit immunitaire et augmentent lors d’infections virale ou bactérienne ou en cas de maladie auto-immune. Les monocytes, qui représentent 7 % des leucocytes, augmentent en cas de maladies infectieuses chroniques ou d’inflammation. Les polynucléaires neutrophiles, qui représentent 60 % des leucocytes, diminuent en cas d’infection virale ou parasitaire, d’hyperthyroïdie et augmentent en cas d’infections bactériennes ou de corticothérapie…

      Les polynucléaires éosinophiles (2 % des leucocytes) permettent quant à eux de repérer par leur augmentation des réactions allergiques ou des infections parasitaires. Pour ce qui concerne les polynucléaires basophiles (1 % des leucocytes), leur taux peut augmenter en cas de réaction allergique ou lors d’infections.

      Les plaquettes jouent un rôle essentiel dans la coagulation du sang. La numération plaquettaire fait généralement partie de la NFS. Elle peut aussi être demandée en cas d’hématome inexpliqué. Habituellement, le nombre de plaquettes se situe entre 150.000 et 450.000 le mm3, chez l’adulte comme chez l’enfant. L’augmentation du nombre de plaquettes a de très nombreuses causes comme une carence en fer ou des maladies inflammatoires. Une diminution peut être liée à un déficit en vitamine B 12, à une infection virale, la prise de certains médicaments…

       

      http://sante.lefigaro.fr/article/analyses-de-sang-ce-que-veulent-dire-les-resultats/

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    • Sueurs nocturnes : tout savoir sur la transpiration la nuit

      Les sueurs nocturnes se caractérisent par une transpiration excessive la nuit. Ce symptôme fréquent peut avoir de nombreuses causes différentes dont certaines sont bénignes et d’autres nécessitent un avis médical.

      Description des sueurs nocturnes

      Sueurs nocturnes : qu’est-ce que c’est ?

      On parle de sueurs nocturnes lors d’une transpiration soudaine et excessive durant la nuit. Ce symptôme courant peut apparaître de manière ponctuelle ou se répéter plusieurs nuits de suite. Il est souvent associé à des troubles du sommeil.

       

      D’une manière générale, les sueurs nocturnes sont la conséquence d’une stimulation du système nerveux sympathique, c’est-à-dire de l’un des systèmes nerveux autonomes de l’organisme. C’est l’excitation de ce système nerveux qui est à l’origine de la sudation. Néanmoins, il existe de nombreuses causes différentes à une transpiration excessive durant la nuit. Il convient d’en identifier l’origine précise pour éviter les désagréments ou les complications.

      Sueurs nocturnes : qui est concerné ?

      La survenue de sueurs nocturnes est fréquente. Ce symptôme affecte aussi bien les hommes que les femmes. Il toucherait en moyenne 35% des personnes âgées entre 20 et 65 ans.

       

      Quelles sont les causes des sueurs nocturnes ?

      La survenue de sueurs nocturnes peut avoir de nombreuses explications. Elles peuvent être causées par :

      • une apnée du sommeil, aussi nommée syndrome de l’apnée du sommeil, qui se manifeste par des arrêts involontaires de la respiration durant le sommeil ;
      • le syndrome des mouvements périodiques nocturnes, ou syndrome des jambes sans repos, qui est caractérisé par des mouvements répétés des jambes au cours du sommeil ;
      • un reflux gastro-oesophagien, qui correspond à ce qu’on appelle plus couramment des brûlures d’estomac ;
      • des infections aiguës ou chroniques, telles que la tuberculose, les endocardites infectieuses, ou encore les ostéomyélites ;
      • un trouble hormonal, qui peut survenir lors d’un changement du cycle hormonal chez la femme, notamment lors d’une grossesse ou de la ménopause, ou en cas d’hyperthyroïdie avec une production anormalement élevée d'hormones par la glande thyroïde ;
      • le stress, qui peut se manifester par un réveil brutal accompagné d’une transpiration excessive, notamment lors du syndrome de stress post-traumatique, d’une attaque de panique ou encore de certains cauchemars ;
      • la prise de certains médicaments, dont les effets secondaires peuvent être des sueurs nocturnes ;
      • certains cancers, notamment en cas de lymphome hodgkinien ou non hodgkinien.

      Etant donné les nombreuses causes possibles, il est parfois difficile de diagnostiquer l’origine précise des sueurs nocturnes. Plusieurs examens peuvent être nécessaires pour confirmer le diagnostic. Dans certains cas, l’origine des sueurs nocturnes est dite idiopathique, ce qui signifie qu’aucune cause n’a pu être clairement établie.

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    • L'incidence de la sarcoïdose estimée à environ à 3 à 50 cas pour 100000 habitants et varie selon le sexe, le pays et la race. La sarcoïdose est une pathologie inflammatoire relativement rare qui atteint différents organes, et notamment les poumons. Elle évolue généralement spontanément vers la guérison, mais comporte certains risques de complication. Le point sur la cause de cette affection, ses manifestations et ses traitements. 

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    • Médicaments phares pour lutter contre le cholestérol, les statines sont largement prescrites aujourd'hui, mais leurs effets secondaires ont suscité certaines polémiques. Quand recourir aux statines ? Quels sont les effets secondaires ? Toutes les statines se valent-elles ? Doctissimo répond à toutes vos questions.

       
       

      Les statines en 10 questions

      Qu’est-ce qu’une statine ?

      Les statines représentent la principale classe des médicaments hypolipémiants, c’est-à-dire, des médicaments utilisés pour réduire le cholestérol. Ils inhibent le fonctionnement de l’HMG Co A réductase, une enzyme qui contrôle la synthèse du cholestérol par les cellules hépatiques, en transformant l’hydroxy-methyl-coenzyme A en acide mévalonique, qui est le précurseur des stérols. La réduction de synthèse hépatique de cholestérol provoque une augmentation des récepteurs des LDL et l’extraction par le foie des LDL et VLDL circulant dans le plasma. Cela entraîne une diminution des fractions LDL et VLDL plasmatiques. On observe également une légère baisse des triglycérides et une petite augmentation des HDL.
      La réduction du taux des LDL est dose dépendante avec les différentes statines. Avec les doses habituellement préconisées, la réduction varie entre 20 et 30 % de réduction mais peut atteindre 50 % avec les fortes doses des statines les plus puissantes comme l’atorvastatine1.

      Quand recourir aux statines ?

      Mesuré par une analyse de sang, l'excès de cholestérol (hypercholestérolémie) est un facteur de risque cardiovasculaire progressif et les valeurs limites pour instaurer un traitement ne sont pas à considérer comme des seuils absolus. Aujourd'hui, les recommandations de prise en charge préconisent de prendre en compte le patient dans son ensemble ainsi que le contexte clinique : âge, sexe, antécédents cardiovasculaires ou non, existence d’autres facteurs de risque cardiovasculaire comme  tabagisme, abus d’alcool, diabètesurpoids… A partir de ces critères une évaluation du risque cardiovasculaire permet de déterminer les seuils de mauvais cholestérol (LDL-Cholestérol) à atteindre et la meilleure prise en charge pour y arriver : modification du mode de vie (alimentation, sport, sevrage tabagique...) associée ou non à un traitement hypolipémiant, le plus souvent une statine. Bien entendu, le choix du traitement repose également sur une discussion avec le patient pour se soumettre à un traitement de longue durée2.

      Les statines sont-elles le premier traitement de l’hypercholestérolémie ?

      On estime qu’un traitement doit toujours commencer par des mesures hygiéno-diététiques et en cas d’échec, leur associer un médicament, en commençant par des faibles doses. Les statines constituent la première ligne de traitement médicamenteux de l’hypercholestérolémie isolée, toujours accompagné des règles hygiéno-diététiques, c’est-à-dire, une activité physique régulière et surtout une alimentation de type méditerranéen. 

      En revanche, en cas d’intolérance ou de non réponse aux statines on aura recours à un autre traitement médicamenteux (ézétimibe ou cholestyramine). Par ailleurs, les hyperlipidémies secondaires (hypothyroïdie, syndrome néphrotique, insuffisance rénale, cholestase…) ou secondaire à une prise de médicaments (iatrogène), ne doivent pas être traitées par des hypolipémiants sans traiter la maladie en cause ou arrêter le traitement responsable si possible3.

      Toutes les statines se valent-elles ?

      Non, pas vraiment. Lorsqu’un médicament est justifié, la Haute Autorité de Santé recommande la pravastatine ou la simvastatine  comme premier choix car ce sont les hypolipémiants les mieux évalués en termes de morts et d’accidents cardiovasculaires. Chez les patients à risque d’interaction médicamenteuse, le choix se portera sur la pravastatine. Par ailleurs, si un médicament n’est pas justifié ou le patient est mauvais répondant ou intolérant, il faut privilégier les mesures hygiéno-diététiques. Pour les patients n’ayant pas des antécédents cardiovasculaires, le traitement en prévention primaire se fera avec la pravastatine. Pour les patients ayant eu un accident cardiovasculaire, le traitement en prévention secondaire se fera avec la simvastatine car elle a démontré une diminution plus importante de la mortalité totale par rapport aux autres statines. Enfin, l’atrovastatine et la rusovastatine ne possèdent pas d’indication validée (AMM) en prévention secondaire2,3.

      Les dosages de statines sont toujours les mêmes ?

      Non. Le choix de la dose se fait en tenant compte du niveau initial du LDL-cholestérol du patient, du niveau initial du risque cardiovasculaire et de l’objectif visé. Cinq statines sont commercialisées en France : la fluvastatine, la pravastatine, la simvastatine, l’atorvastatine et la rosuvastatine. La posologie dépendra du niveau de risque cardiovasculaire et de l’objectif recherché (pourcentage de réduction du LDL-cholestérol). Elle peut être de 5, 10, 20, 40 ou 60 mg/j. La simvastatine et l’atrovastatine sont jugées comme les statines les plus efficientes3.

      Quels sont les principaux effets secondaires des statines ?

      Comme tout médicament, les statines ont des effets secondaires pouvant être graves, parfois mortels. C’est pour cette raison qu’il est toujours conseillé de commencer par les doses efficaces les plus faibles (voir notre article  Statines: quels sont leurs effets secondaires ?).

      Globalement, il existe des effets indésirables connus et suspectés. Les effets secondaires connus sont : atteintes musculaires (myalgies et rhabdomyolyses), atteintes hépatiques, risque de diabète. Les effets secondaires suspectés sont : maladies rénales, après 8 ans de traitement, fatigue physique, baisse de libido et impuissance, cancers (12 fois plus de cancer du sein chez les femmes et 2 fois plus de cancers de la prostate chez les hommes), pertes de mémoire,dépressiondémenceAlzheimer et maladie de Parkinson, chez les sujets âgés, affections oculaires, notamment cataracte risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC). D’autres effets suspectés ont été signalés : vertigesinsomnie, rares atteintes des tendons, rares pancréatitesréactionscutanées…2,3.

      Que faire en cas d’apparition de signes musculaires ?

      Un document de la Haute autorité de santé daté de février 2017 souligne que parmi les effets indésirables des statines, des atteintes musculaires (myalgies et rhabdomyolyses) ont été observées sous ézétimibe seul ou associé à une statine chez 5 à 10 % des patients. Cependant, la HAS estime qu'il n'est pas recommandé de mesurer systématiquement la créatine phosphokinase (CK)chez les patients traités par hypolipémiants avant de débuter le traitement, sauf dans les situations à risque suivantes : douleurs musculaires préexistantes avec ou sans traitement avec un fibrate ou une statine, insuffisance rénalemodérée à sévère, hypothyroïdie, antécédents personnels ou familiaux de maladie musculaire génétiqueabus d'alcool, âge supérieur à 70 ans, surtout s'il existe des facteurs de risque musculaires. Dans ces cas, si le taux de CK initial est plus de 5 fois supérieur à la normale, il est recommandé de ne pas instaurer un traitement médicamenteux et de contrôler à nouveau les enzymes musculaires. Pour les patients traités, il est recommandé d'arrêter le traitement et de contrôler le taux de CK toutes les 2 semaines. L’activité sportive est déconseillée 48 heures avant le dosage de CK car elle peut augmenter cette enzyme.

      En général, les douleurs musculaires disparaissent 3 semaines environ après l’arrêt du traitement. Dans le cas contraire, il est conseillé de consulter un spécialiste.

      Existe-t-il une controverse sur l’intérêt des statines ?

      Oui, et en grande partie en raison des effets secondaires avérés ou supposés. Mais aussi en raison de la grande diversité d’études et des méthodologies utilisées. En effet, en dehors des études randomisées en double aveugle contre placebo considérées comme ayant une valeur forte, un nombre important d’études en ouvert, voire observationnelles sont répertoriées, ce qui provoque des controverses, y compris de la part d’experts. Dans la littérature médicale, les chiffres des effets secondaires et de l’efficacité des statines varient considérablement. Cela doit inciter les médecins à regarder de près les études et à choisir le traitement le plus adapté au cas par cas, dans un esprit pragmatique et en considérant le patient dans son ensemble ainsi que son contexte. Enfin, selon la revue Prescrire, "les essais ayant montré une diminution statistiquement significative de la mortalité totale grâce à une statine sont peu nombreux"2,3.

      Existe-t-il des alternatives aux statines ?

      Pour commencer et comme cela a été dit plus haut, un traitement médicamenteux hypolipémiant doit être précédé (et en cas d’échec, accompagné) de mesures hygiéno-diététiques. Pour les patients non répondeurs, intolérants ou traités par des médicaments incompatibles avec les statines, l’ézétimibe, voire la cholestyramine sont des options médicamenteuses alternatives3.

      Qu’appelle-t-on les "statines naturelles" ?

      Ce terme de "statines naturelles" est généralement donné à la levure de riz rouge. Dans un communiqué de 2013, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) précisait que la levure de riz rouge contient de la monacoline K, appelée également lovastatine, possédant les caractéristiques chimiques des médicaments de la famille des statines. A la suite des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de ces compléments alimentaires à base de levure de riz rouge, les autorités sanitaires nationales s’étaient auto-saisies, en septembre 2012, de l’analyse des risques éventuels liés à leur consommation. Aujourd'hui, la consommation de ce complément alimentaire est déconseillée par l'ANSM en France depuis 2013 du fait de ses effets secondaires. Ainsi, l’ANSM recommande :

      • De ne pas considérer les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge comme une alternative à la prise en charge médicale de l’hypercholestérolémie. Celle-ci repose sur un un régime diététique adapté (visant à modifier le comportement nutritionnel), la pratique d’exercices physiques réguliers et si nécessaire un traitement médicamenteux. Dans tous les cas, il est recommandé aux personnes qui présentent une hypercholestérolémie de consulter leur médecin traitant avant d’utiliser un complément alimentaire à base de levure de riz rouge.
      • De ne pas consommer de produits à base de levure de riz rouge s’ils bénéficient déjà d’un traitement par statine, du fait d’un risque de surdosage,
      • De ne pas prendre le relais par un complément alimentaire à base de levure de riz rouge s’ils ont dû arrêter un traitement par statine, du fait de leurs effets indésirables identiques,
      • De ne pas consommer de complément alimentaire à base de levure de riz rouge s’ils prennent d’autres médicaments qui peuvent interagir avec les statines, notamment les médicaments de la famille des fibrates4.

      Ecrit par:

      Dr Jesus Cardenas

      Mis à jour le 29 juin 2017

      Sources :

      1 - Document de la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie : Pharmacologie cardio-vasculaire – DCEM1, CHUPS, Jussieu.

      2 - Revue Prescrire, 19 février 2013.

      3 - Haute autorité de santé (HAS). Fiche mémo. Principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge. Février 2017.

      4 - ANSM. Compléments alimentaires à base de levure de riz rouge : mises en garde de l’ANSM – Point d’information. Document publié le 14 février 2013.

       

      http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0831/sa_4498_statines.htm

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      MirambeauAppCare annonce à "Sud Ouest" la signature d’un accord le 9 janvier au CES à Las Vegas pour son application DiabiLive avec l’Américain iHealth, pionnier mondial des objets de santé connectée pour les professionnels et le grand public. Ce qui lui ouvre d’autres marchés

      En décrochant cet accord avec iHealth pour son application DiabiLive, la société girondine MirambeauAppCare réalise un joli coup pour sa première participation au CES de Las Vegas, qui lui ouvrir de nouveaux horizons. 

      Car, cette société américaine, pionnière des objets de santé connectée, est présente aux quatre coins du monde avec des bureaux aux Etats-Unis, en Chine, à Singapour et en France. Elle fabrique et distribue des produits de santé connectés innovants : des dispositifs médicaux et des applications pour le suivi des données de santé. Avec l’objectif d’aider les utilisateurs à mieux comprendre les signaux de leur corps afin qu’ils deviennent acteurs de leur santé.

       

      Un accompagnement novateur pour les malades du diabète

      La collaboration entre les deux entreprises permettra une connexion entre les produits iHealth dédiés au diabète et Diabilive qui pourra déterminer la dose d’insuline exacte à injecter aux patients. La solution girondine accompagne le patient diabétique en lui permettant une plus grande autonomie. Elle prend le patient dans sa globalité d’être humain en calculant sa dose d’insuline selon sa prescription médicale, sa diététique et son activité physique. Tout en facilitant le respect de cette prescription et l’anticipation des besoins à venir par une meilleure connaissance de lui-même et de ses soins.

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      "Pouvoir nous associer à une marque aussi prestigieuse et reconnue que iHealth est un honneur et un privilège pour MirambeauAppCare. La force des produits de iHealth combinée à la technologie unique de DiabiLive vont permettre aux patients de mieux se gérer et de mieux se connecter pour ne plus se sentir seuls. De plus, cet accord est international et nous permet de nous lancer immédiatement sur des marchés mondiaux", se réjouit d’ailleurs Benoît Mirambeau, PDG de MirambeauAppCare.

      "La prévention et la gestion des maladies chroniques, notamment du diabète, est une priorité pour nous. Nous sommes donc ravis de cette collaboration avec MirambeauAppCare. L’application DiabiLive combinée à nos glucomètres connectés offre aux personnes diabétiques une solution innovante et simple d’utilisation pour la prise en charge de leur santé", souligne, pour sa part, Stéphane Kerrien, CEO de iHealth Labs Europe.

      De prestigieux prix décrochés

      Pour mémoire, l’application DiabiLive a reçu le prix du président de la République au Concours Lépine International Paris 2016 et le prix Innovation Awards 2018 du CES Las Vegas dans les catégories de produits logiciels et applications mobiles.

      Une belle histoire pour le patron du drive Auchan à Agen, qui, pour aider sa mère à mieux vivre avec son diabète, a imaginé avec des médecins, une application sur smartphone. "Quelques semaines après, mon père m’a dit qu’il ne reconnaissait plus ma mère et ils sont partis en vacances, ce qui n’était pas arrivé depuis 15 ans !", rapporte-t-il. Désormais, Benoît Mirambeau veut en faire partager les bénéfices au plus grand nombre de personnes atteintes de cette maladie.

      http://www.sudouest.fr/2018/01/08/diabete-diabilive-l-application-girondine-seduit-les-etats-unis-apres-le-concours-lepine-4089835-705.php

       

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