• Après les révélations de l'association d'UFC-Que choisir, que nous rapportions au début de l'année, les autorités ont effectué des contrôles. Résultat : 140 références ont dû être retirées de la vente. Elles contenaient en effet des allergènes interdits. Les fabricants mettent parfois un certain temps à réagir.

    Plus de 140 références de produits cosmétiques contenant des substances interdites ont été découvertes suite à des contrôles, a annoncé jeudi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). « Ces produits ont fait l'objet d'une prescription de retrait immédiat », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    L'enquête visait notamment des traces de méthylisothiazolinone (MIT) et d'isobutylparaben, deux substances interdites depuis respectivement le 12 février 2017 et depuis le 30 juillet 2015, en raison « des réactions allergiques qu'elles peuvent causer ». La DGCCRF avait annoncé cette opération en juin, à la suite d'informations de l'association UFC-Que Choisir. L'association avait indiqué avoir répertorié 23 cosmétiques toujours en vente en France, bien que contenant des substances interdites.

     
     
     

    Des produits interdits retirés à la dernière minute...

    L'enquête de la DGCCRF a révélé que certains produits incriminés ne contenaient plus les substances interdites mais que l'étiquetage n'ayant pas été actualisé, ils figuraient toujours dessus. Quant aux cosmétiques contenant effectivement lesdites substances, la DGCCRF a pointé des fabricants qui « se sont efforcés d'écouler leurs stocks jusqu'à une date très proche » de l'entrée en vigueur de l'interdiction, et des distributeurs aux connaissances « parfois limitées » de la réglementation.

    Enfin, deux fabricants ont été épinglés pour avoir « poursuivi l'utilisation et la commercialisation de ces conservateurs » après leur interdiction. Les concernant, « des procès-verbaux d'infraction seront transmis prochainement à la justice », a précisé la DGCCRF.

    POUR EN SAVOIR PLUS
     

    UFC-Que Choisir épingle 400 produits

    Article AFP publié le 22 février 2017

    L'association UFC-Que Choisir recense désormais près de 400 produits cosmétiques « contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables ». Elle appelle les pouvoirs publics à « instaurer des mesures réglementaires plus protectrices ».

    Depuis son lancement en février 2016, la liste de produits cosmétiques « contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables » a plus que doublé, déplore dans un communiqué l'association UFC-Que Choisir.

    Celle-ci a dans sa ligne de mire « onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes », dont les perturbateurs endocriniens tels que le BHA ou les butyl- et propyl-parabens, ainsi que des allergènes comme la méthylisothiazolinone (MIT).

    « Même les produits pour bébés ne sont pas épargnés », souligne l'organisme de protection des consommateurs, en regrettant par exemple la présence de phénoxyéthanol, un conservateur toxique pour le foie, dans plusieurs crèmes destinées aux nourrissons.

     
    Près de 400 produits cosmétiques ont été épinglés par l'association UFC-Que Choisir. © Davizro, Itsock.com

    Une réglementation bien trop laxiste

    Certains industriels ont bien modifié la composition de leurs produits mais « ces changements de formules restent malheureusement bien trop rares, puisqu'un an après notre première étude [voir article ci-dessous, NDLR], 90 % des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables ».

    « Mis à part quelques rares produits en infraction avec la loi, la présence de ces composés indésirables est légale, à la faveur d'une réglementation laxiste », regrette l'UFC-Que Choisir. Par exemple, pour les perturbateurs endocriniens, « les projets de définitions proposés par la Commission européenne exigent un niveau de preuve si élevé que, dans la pratique, aucune substance ne se verrait interdite ».

    L'organisme appelle donc les pouvoirs publics européens à « mettre en œuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, [à] encadrer strictement les allégations d'étiquetage [telles que les mentions "hypoallergénique" ou "sans paraben", NDLR] et, plus généralement, [à] proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives ».

    Voir la liste des produits testés ici.


    En 2016, l'association suspectait déjà 185 cosmétiques

    Article de Jean-Luc Goudet publié le 22/02/2016

    En examinant des shampoings, des crèmes pour le visage en passant par les lotions après-rasage et les lingettes pour bébés, l'UFC-Que Choisir a débusqué une liste de 26 molécules réputées allergènes. En soi, ce n'est pas une surprise puisque leur nom figure sur l'étiquette. Mais l'association souligne que des risques existent peut-être, comme des études l'ont montré.

    Une semaine après l'ONG WECF (Women in Europe for a Common Future), l'association UFC-Que Choisir revient à la charge sur les produits allergènes dans les cosmétiques. (Voir le communiqué de l'UFC.) Sur les 185 produits pris en compte (dentifrices, déodorants, shampoings, parfums...), 62 contiennent des substances reconnues comme pouvant provoquer des allergies chez certaines personnes. Pour 55 d'entre eux, il s'agit du désormais célèbre méthylisothiazolinone, alias MIT.

    Utilisé comme conservateur, et remplaçant les non-regrettés parabens, il est d'un usage courant dans les crèmes pour le visage et bien d'autres produits. Cette molécule est mise en cause depuis plusieurs années dans des cas d'allergies et de dermatites. En 2014, la revue Pediatrics étudiait six cas d'allergies chez des bébés causés par des lingettes incorporant ce MIT.

     
    On l'appelle MIT, ou méthylisothiazolinone. C'est un conservateur très utilisé mais qui a tendance à titiller le système immunitaire. © DR

    Un risque d'allergie

    Concernant ce produit, dans le collimateur des scientifiques depuis plusieurs années, le CSSC (Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs), qui dépend de la Commission européenne, a publié les résultats d'une consultation publique. La conclusion est que le produit peut être utilisé sans risque avec une concentration faible (0,0015 %), « dans les produits à rincer, indépendamment de son potentiel de sensibilisation ». Il y a donc une distinction entre les produits que l'on utilise brièvement, comme un liquide à vaisselle, voire un dentifrice, et une crème qui va rester sur la peau durant un long moment.

    L'association UFC-Que Choisir indique une liste de 26 produits cosmétiques, avec leurs noms commerciaux et celle des produits à risque, à traquer sur les étiquettes, dans une carte papier à découper dans la revue ou à imprimer depuis le site.

    Soulignons qu'il s'agit bien de risque, et non de toxicité. Un certain nombre de personnes pourront développer une allergie et les autres non. Quant aux doses acceptables, qui dépendent de la concentration et de l'utilisation, elles ne sont pas indiquées. La seule présence d'une faible quantité d'un produit allergène ne signifie pas qu'il y aura allergie. Bref, pas de panique. Il est vrai que les allergies sont devenues le mal du siècle et que l'exposition à une multitude de produits de ce genre n'y est sans doute pas étrangère, mais il y a d'autres facteurs...

     

    http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-cosmetiques-140-produits-retires-vente-cause-substances-interdites-61736/#xtor=EPR-20-%5BHEBDO%5D-20171031-%5BACTU-Cosmetiques-:-140-produits-retires-de-la-vente-a-cause-de-substances-interdites%5D

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  • La pharmacie de village telle que nous la connaissons est vouée à disparaître. Les pharmaciens en ligne de Newpharma en sont persuadés. L'association professionnelle des pharmaciens (APB) essaie parallèlement de maintenir le caractère commercial du métier de pharmacien dans des limites acceptables.

     

    'La pharmacie de village est vouée à disparaître'

    Mike Vandenhooft et Jérôme Gobesso : "Nous voulons moderniser le business" © Debby Termonia

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  • AVIS D'EXPERT - Les douleurs de la main ne sont pas toujours aisées à diagnostiquer et donc à soulager. Richard Trèves, chef du service de rhumatologie (CHU Dupuytren, Limoges), membre correspondant  de l'Académie nationale de médecine, explique pourquoi.

    La main est d'une extrême complexité sur le plan anatomique, constituée par de nombreux tissus tous différents: la peau, les tendons, les nerfs, les vaisseaux. Cent cinquante mille fibres nerveuses relient la main au cerveau… De ce fait, les douleurs, aiguës ou chroniques, ne sont pas toujours aisées à diagnostiquer et donc à soulager, voire à guérir. En effet, sauf dans le cas des enfants, où il s'agit presque toujours d'un traumatisme (entorse ou fracture), la main douloureuse est aussi très souvent du ressort de la rhumatologie, mais la douleur peut aussi être d'origine vasculaire, voire neurologique, et on peut par exemple expliquer des déformations de la main par une atrophie musculaire liée à une maladie du système nerveux central ou périphérique. C'est pourquoi, plus que dans d'autres pathologies, le diagnostic dépend d'abord de l'interrogatoire du patient, qu'il faut compléter par des examens biologiques et surtout radiologiques en utilisant toutes les ressources de l'imagerie: radiographie, scanner ou IRM, voire électromyogramme, pour connaître l'origine des douleurs musculaires, s'il y a lieu.

    Arthrite ou arthrose?

    Vous êtes réveillé en pleine nuit par des fourmillements dans les doigts surtout au niveau du pouce, de l'index et du majeur et vous devez secouer la main comme si vous agitiez un thermomètre pour vérifier qu'il vous reste de la force: il s'agit très probablement d'un canal carpien, une affection due à la compression du nerf médian à l'intérieur du poignet qui bloque la sensibilité des trois premiers doigts. C'est une maladie professionnelle reconnue dans la quinzaine de métiers qui obligent à des mouvements répétés d'extension du poignet ou de préhension de la main. Mais c'est parfois la conséquence d'un diabète ou d'une maladie de la thyroïde, par exemple. Enfin, plus fréquent chez la femme, ce syndrome peut apparaître au cours du dernier trimestre de la grossesse. Le traitement consiste en première intention à maintenir le poignet avec une orthèse ou une attelle ; si la douleur persiste, une infiltration d'un dérivé de cortisone est pratiquée dans le poignet. L'intervention chirurgicale n'est proposée qu'en dernier ressort pour libérer le nerf s'il reste comprimé. Quand ce sont tous les doigts qui «fourmillent» et que la douleur s'étend au bras et au cou, il s'agit d'une névralgie cervico-brachiale. Après confirmation par un examen radiologique, voire une IRM, le traitement repose sur des massages et des étirements.

    Arthrite ou arthrose? Leur nom prête à confusion, mais, dans les deux cas, il s'agit d'un rhumatisme affectant les articulations. L'arthrite désigne une inflammation transitoire, alors que l'arthrose est une pathologie dégénérative. Dans l'arthrite, la main est gonflée, douloureuse surtout la nuit et raide au lever, une sensation qui disparaît peu à peu sous l'eau chaude. L'arthrose entraîne plus gravement des déformations progressives caractéristiques des petites articulations des doigts, avec des douleurs plutôt dans la journée, liées aux mouvements et aux efforts. Les examens confirment la différence, à la fois sur le plan biologique et grâce à l'échographie, qui permet de donner une bonne image des tendons, des ligaments et de la présence ou non d'une inflammation de l'articulation.

    Un problème de circulation

    Quand il fait froid, il arrive que les doigts deviennent blancs et perdent toute sensibilité. Ils sont comme «morts» et quand, à la chaleur, ils reprennent des couleurs, ils font mal. Le médecin qui a découvert ce syndrome au XIXe siècle, Maurice Raynaud, lui a donné son nom. Il résulte d'une anomalie au niveau de la circulation sanguine, aux multiples causes, qu'il faut d'abord retrouver avant de traiter.

    Si une bosse apparaît sur le dessus du poignet, rien de grave, c'est un kyste synovial. Il suffit de le ponctionner ou d'opérer s'il ne disparaît pas spontanément car ce n'est pas esthétique et souvent gênant au quotidien. Un gonflement et une raideur au niveau du pouce ou du poignet, c'est une tendinite qui se guérit généralement avec une simple infiltration. Enfin, le doigt peut se bloquer parce qu'un nodule bénin empêche le tendon fléchisseur de coulisser facilement. Ce «doigt à ressaut» se soigne très bien par des infiltrations, au pire par une intervention chirurgicale. Il ne faut pas le confondre avec la «maladie de Dupuytren», ressemblante mais plus grave, dont on ignore encore les causes et qui nécessite un traitement plus radical.

    Une douleur de la main ne doit jamais être prise à la légère. Qu'il s'agisse d'une blessure, d'un traumatisme ou d'une simple gêne, il faut consulter. Il existe partout en France des centres «urgence main» où des équipes spécialisées prennent en charge chaque année près d'un million et demi de blessés de la main. Depuis trente ans, la prise en charge de la main a fait d'immenses progrès… Les mains sont trop importantes pour ne pas être mises entre les meilleures mains.

     SERVICE: Soins médicaux: trouvez la meilleure mutuelle en 1 min 

     

    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/12/12/23160-douleur-main-ne-doit-pas-etre-prise-legere

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  • Diabète : l'hôpital Erasme teste un nouveau type de capteur de glucose implanté

    Le Service d' Endocrinologie de l'Hôpital Erasme implante, pour la première fois en Belgique Francophone, un nouveau type de capteur de glucose chez 5 patients souffrant d'un diabète de type 1 annonce mercredi l'hôpital dans un communiqué . Il s'agit d'un capteur totalement implanté sous la peau pour une période de 3 mois, fournissant au patient par l'intermédiaire de son Smartphone, un suivi en continu, 24h sur 24 de l'évolution de sa glycémie ainsi que des alertes en cas de fluctuations dangereuses de la glycémie.

    Le nouveau système de capteur du glucose implantable Eversense, développé par Senseonics en partenariat avec Roche, "améliore la sécurité et la qualité de vie du patient diabétique de type 1 en transmettant à son propre smartphone l'évolution de la glycémie 24h sur 24, 7 jours sur 7." affirme l'hôpital. Des alarmes visuelles et auditives en cas de baisse ou de hausse dangereuses de la glycémie sont paramétrables via l'application téléchargée sur le smartphone. Si celui-ci n'est pas à proximité, un transmetteur collé sur la peau va aussi vibrer pour alerter du danger afin que le patient puisse prendre les mesures adéquates pour éviter, par exemple, une hypoglycémie sévère.

     Ce capteur fonctionne en continu pendant 90 jours (6 mois à terme) et est inséré sous la peau à l'Hôpital de Jour, sous anesthésie locale. "Ce nouveau type de capteur offre donc plus de liberté qu'un capteur classique qui doit être changé toutes les une à deux semaines. De plus, le transmetteur collé sur la peau est totalement amovible ce qui permet une meilleure flexibilité et une plus grande discrétion que les systèmes actuels." déclare l'hôpital dans son communiqué.

    Le coût actuel de cette nouvelle technologie est de 3.800 Euros par patient et par an et n'est pas pris en charge par la mutuelle. Néanmoins, quelques centres de référence du diabète en Belgique dont le Service d 'Endocrinologie de l'Hôpital Érasme ont été désignés par l'INAMI pour offrir le remboursement de cette nouvelle technologie, à titre expérimental, à certains patients diabétiques de type 1 traités par pompe à insuline dont les fluctuations glycémiques importantes les rendent particulièrement à risque.

     

    https://www.lespecialiste.be/fr/actualites/medical/diabete-l-hopital-erasme-teste-un-nouveau-type-de-capteur-de-glucose-implante.html

     

     

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  • D’abord, il faut être très clair : on n’attrape » pas le diabète car le diabète n’est pas une maladie contagieuse !

    Si certains diabètes comme le type 1 par exemple n’ont rien à voir avec l’alimentation, on sait que d’autres, comme le diabète de type 2, est très souvent lié à l’excès de poids : consommation de trop de calories aux dépend des graisses, des sucres simples et de l’alcool.

    C’est en bougeant peu et en mangeant trop et/ou mal que la surcharge pondérale s’installe et que le diabète peut « se déclencher », surtout s’il y a des antécédents dans la famille.

    C’est donc un problème très complexe liant l’excès  pondéral voire l’obésité , surtout abdominale, avec des facteurs héréditaires.

    Une bonne pratique à adopter est de mesurer son tour de taille : idéalement 80 cm pour les femmes (alerte à plus de 88 cm !) et maximum  92cm pour les hommes (alerte à plus de 100 !) et de suivre son poids par une pesée hebdomadaire.


    En terme de prévention, adopter une alimentation saine, équilibrée et pratiquer une activité physique quotidienne de 30 minutes s’avèrent être efficaces et vous aideront à maintenir une glycémie stable.

    Si vous pensez «  être à risque », demandez un contrôle glycémique sanguin afin de vérifier si la glycémie est normale, lors de votre bilan annuel de santé chez votre médecin traitant.

     

    http://www.diabete-abd.be/une-alimentation-saine/cest-en-mangeant-trop-sucre.aspx

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  • Boston, Etats-Unis – Marier l’art et la science, les dernières avancées technologiques et la tradition, le beau et l’utile, c’est en quelque sorte la base du projet Dermal Abyss mis au point par des 4 chercheurs du MIT de Boston en collaboration avec 2 chercheurs de l’Harvard Medical School. Leur idée : mettre au point un – joli – tatouage dont les teintes varient en fonction du taux sanguin de glucose, et pouvoir ainsi évaluer sa glycémie (et d’autres paramètres physiologiques) d’un seul coup d’œil [1]. Leurs travaux viennent d’être présentés à l’International Symposium on Wearable Computers 2017.

    La glycémie à fleur de peau

    Les tatouages sont à la mode, du moins sous leur forme traditionnelle, à savoir l’insertion dans le derme de pigments permanents non bio-dégradables. Dans un futur plus ou moins proche, le tatouage pourrait devenir informatif en plus d’être décoratif. Mais plutôt qu’une puce placée sous la peau et requérant un lecteur (comme cela se développe pour connaitre la glycémie des patients diabétiques), les chercheurs ont opté, ici, pour une visualisation des données physiologiques à même la peau.

    Transformer la peau en un « écran interactif » nécessite de réaliser un tatouage un peu particulier où l'encre traditionnellement injectée sous la peau est remplacée par des microcapteurs biologiques dont la couleur change en fonction du liquide interstitiel avec lequel ils sont en contact. « De la même façon que l’industrie des dispositifs portatifs connectés (wearable computers) s’est rapprochée des entreprises de la mode pour créer des vêtements intelligents, ici les experts en biotechnologies travaillent conjointement avec des spécialistes de la peau, dermatologues, chirurgiens plastique et tatoueurs pour développer ces dispositifs d’un nouveau genre » expliquent les chercheurs dans une vidéo sur leurs travaux.

     

    Dans ce cas précis, quatre types de capteurs dont la couleur varie dans différentes tonalités sont à l’étude : l’un sensible au pH, un autre au taux de glucose, un troisième au sodium. Le dernier capteur réagit, lui aussi, aux variations de pH mais fluoresce sous lampe UV.

    Réactions enthousiastes 

    Avoir un accès permanent et direct, sous une forme visuelle et artistique, à ses différents fluides corporels comme reflet immédiat des processus métaboliques internes est, bien sûr, extrêmement attrayant. Avec des applications médicales assez évidentes en termes de surveillance en continu pour les patients qui le nécessitent comme les diabétiques. Pour eux, se piquer quotidiennement à plusieurs reprises deviendrait caduque avec ce type de système puisqu’il leur suffirait alors de regarder vers quelles tonalités évolue le tatouage pour adapter leur traitement. La médiatisation du projet a d’ailleurs suscité des réactions enthousiastes de patients diabétiques qui ont contacté les chercheurs par e-mail en disant « Je veux l’essayer », a témoigné Xin Liu, l’une des responsables du projet au MIT, auprès de CBS News [2].

    Mais pas de commercialisation prévue dans l’immédiat

    Pour autant, si l’équipe de DermalAbyss a fait la preuve que ce concept d’interface biologique fonctionne, il s’agit toujours, à ce stade, d’un projet de recherche – mené ex vivo sur la peau de cochon – et il n’est pas prévu d’essais cliniques, et donc encore moins de commercialiser le produit dans l’immédiat. D’autant que subsiste un certain nombre de limites, comme le rappellent les chercheurs sur leur site, par exemple :

    • Etendre l’éventail de couleurs et d’intensité des capteurs actuels pour permettre de lire l’information avec une meilleure résolution.

    • Etablir le profil de sécurité de ces capteurs, avec des tests de toxicité et de biocompatibilité in vitro, avant de passer à des études in vivo chez l’animal.

    • Appréhender la façon dont les capteurs diffusent dans les tissus via des recherches in vivo sur le long terme. Une direction de recherche possible serait de conjuguer capteurs biologiques et microsphères en polymère pour prévenir une éventuelle diffusion dans les tissus, précisent-ils.

    « Il va se passer du temps avant que quoi que ce soit de concret arrive sur le marché, mais cela [cette technologie] stimule l’imagination et ouvre le champ des possibles » conclut joliment Xin Liu dans son interview à CBSNews [2].

     

     

     

    Le tatouage qui informe de la glycémie : une idée dans l’air du temps

    Comment éviter que les patients diabétiques ne soient obligés de se piquer plusieurs fois par jour pour connaitre leur glycémie ? Depuis une dizaine d’années, les chercheurs rivalisent d’imagination pour trouver des solutions et l’idée du « tatouage » qui permettrait de rendre visible à la surface de la peau le taux du glucose a effleuré de nombreux esprits et conduit à différentes tentatives.

    Ainsi, en 2010, des chercheurs du MIT travaillaient sur un projet de nanoparticules de carbone sensible à la concentration en glucose et qui fluorescent dans des longueurs proches de l’infrarouge [3]. Leur idée était de créer une solution de nanoparticules, que l’on injecterait à la manière d’une encre et formant un tatouage (temporaire) mais nécessitant un lecteur d’infra-rouges pour l’analyse.

    En 2015, des chercheurs de l’Université de San Diego ont publié dans Analytical Chemistry un article assurant qu’ils avaient fait la preuve du concept d’un autre type de « tatouage » temporaire, un dispositif flexible temporaire composé d'électrodes imprimées. Une fois appliqué sur la peau, ce tatouage produit pendant 10 minutes un courant électrique très léger afin de forcer les ions sodium présents dans le sang entre les cellules de la peau à migrer vers les électrodes (iontophorèse inverse) [4]. Ces ions transportent avec eux des molécules de glucose. Un capteur incorporé dans le tatouage mesure l’intensité de la charge électrique produite par le glucose, ce qui permet de déterminer le taux de glucose dans le sang du porteur. « La concentration en glucose qui est détectée est près de 100 fois inférieure à celle dans le sang, ce qui suppose de développer des capteurs avec une forte sensibilité et une grande sélectivité » explique l’un des chercheurs.

    Il y a fort à parier que le concept de tatouage, quelle que soit la forme qu’il prendra, gagne du terrain à l’avenir.

     

    Crédit photos : DermalAbyss

    https://francais.medscape.com/voirarticle/3603622#vp_2

     

     

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    Les hypoglycémies, causées par un taux trop bas de sucre dans le sang, ne doivent par être prises à la légère. Comment reconnaître une hypoglycémie et quelles sont les solutions pour se resucrer ?

    Une hypoglycémie, c’est quoi ?

    On parle d’hypoglycémie lorsque la glycémie est inférieure à 0,60 g/L, bien que chaque patient définisse ses propres objectifs glycémiques avec son diabétologue. Elle peut être causée par différents facteurs :

    • un surdosage d’insuline,
    • la prise excessive de médicaments antidiabétiques oraux,
    • une collation ou un repas retardés ou sautés
    • une consommation trop faible de glucides,
    • une activité physique plus intense ou plus longue qu’habituellement,
    • la consommation d’alcool.

    On considère qu’il y a hypoglycémie lorsque la chute excessive du taux de glucosesanguin s’accompagne de symptômes caractéristiques et que ces symptômes sont eux-mêmes soulagés par le resucrage.

    L’hypoglycémie peut se manifester de diverses manières : faim, tremblements, palpitations, transpiration, vision trouble, pâleur, vertiges, nausées, maux de tête, troubles de la parole, changement d’humeur…

    Une hypoglycémie sévère, heureusement beaucoup plus rare, peut entraîner un coma et mettre la vie du patient en danger.

    Réagir rapidement

    L’hypoglycémie est à traiter dès les premiers symptômes. L’objectif est de faire remonter le taux de glucose dans le sang… Mais pas n’importe comment !

    Après avoir confirmé le diagnostic d’hypoglycémie avec un lecteur de glycémie, resucrez-vous en quantité suffisante mais pas excessive, car une trop grande quantité de sucre pourrait provoquer l’effet inverse : une hyperglycémie. 

    En pratique…

    15 grammes de glucides suffisent. Cela correspond à :

    • 3 morceaux de sucre dilués dans de l’eau,
    • 100 ml de limonade sucrée,
    • 1 cuillère à soupe de sirop (grenadine…) diluée dans ½ verre d’eau,
    • 1 petit verre de jus de fruit 100 % pur jus (ou un berlingot de maximum 200 ml).

    Les aliments liquides ont tendance à resucrer plus rapidement. Si vous n’en avez pas à disposition, vous pouvez aussi avaler :

    • 4 tablettes de dextrose (du type Dextro Energy ©),
    • 1 cuillère à soupe de confiture ou de miel. 

    Si la personne diabétique est inconsciente

    Une hypoglycémie sévère peu engendrer une perte de connaissance chez la personne diabétique. Dans cette situation, n’essayez en aucun cas de la faire boire ou manger, en raison du risque de fausse déglutition.

    Si vous êtes un proche, injectez-lui une dose de glucagon. Dans le cas contraire ou si vous ne parvenez pas à gérer la situation, appelez les secours en composant le 15 ou le 112.

    Les hypoglycémies ne sont jamais normales. La multiplication de celles-ci engendre une disparition progressive des symptômes, empêchant alors la personne diabétique de se rendre compte qu’elle est en hypoglycémie.

    En cas d’hypoglycémie, même ponctuelle, parlez-en avec votre diabétologue.

     

    Kathleen Mentrop

    Sources:
     
    Pr Antoine Avignon, responsable du département « Nutrition – diabète » au CHU Montpellier. L. Crenier. Savoir se resucrer. Revue ABD. 2010. Fédération Française des Diabétiques. Fiche hypoglycémie > https://www.afd.asso.fr/diabetique/glycemie/hypo . Société française d’endocrinologie. Item 206 – Hypoglycémie > www.sfendocrino.org/article/390/item-206-ndash-hypoglycemie
    https://www.dinnosante.fr/fre/33/etre-attentif-a-sa-sante/hypoglycemie-comment-se-resucrer
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